roman

Publié le 7 Janvier 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51sZ0gicBmL._SS400_.jpgCantimpré en Quercy dans le comté de Toulouse, en l’an 1288, une bande d’hommes en noir débarque dans le village, s’emparant d’un enfant et en tuant un autre sauvagement. Très lié au garçon, le père Aba, prêtre de la paroisse, se lance à la poursuite de la troupe. Il découvre que Perrot n’est pas le seul enfant à être arraché de sa famille ainsi.

En parallèle, à Rome, Bénédict Gui, enquêteur respecté et talentueux, se lance dans une affaire de disparition d’un jeune homme employé de l’administration du pape.

Deux enquêtes se déroulent en parallèle dans un moyen âge croyant où la religion gouverne d’une main de fer. Les proches de la papauté ne reculant devant rien pour obtenir ce qu’ils souhaitent, même si pour cela il faut faire le mal.

 

C’est le premier roman que je lis de cet auteur et j’aime beaucoup. L’histoire est très prenante, on attend le moment fatidique où les deux enquêtes vont se rejoindre pour enfin découvrir ce qui se trame. On plonge dans un moyen âge sombre, pervers. Les hommes d’église censés faire le bien qui jouent avec le diable. On nous montre une machinerie religieuse corrompue. J’ai particulièrement rigolé lorsqu’on rencontre les chasseurs de saints et miracles et que l’on suit Bénédict dans son simulacre. Toute cette paperasserie, cette organisation pour faire reconnaitre un miracle, j’ai trouvé ça franchement comique. Le dénouement m’a profondément glacé. Mes hypothèses les plus folles n’arrivaient quand même pas à envisager cette conclusion.

En bref, une histoire qui se lit plutôt bien, qui est prenante et passionnante. J’ai un petit bémol cependant. Je n’ai pas tout compris à l’enquête de Bénédict Gui. Il semblait avoir découvrir des informations très importantes dans un couvent mais je n’ai pas compris leur utilité dans l’histoire en fin de compte. Un petit raté dans ma lecture qui ne m’empêche cependant pas de fortement apprécier ce livre.

 

D'autres avis : Sophie772, Yv, Emilie, Laetitia la Liseuse

 

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 18 Décembre 2009

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51XXgzP0bhL._SS500_.jpgCilla la petite fille de Janet Hardy, célèbre actrice qui s’est suicidée suite au décès de son fils ainé Johnnie dont elle ne s’est jamais remise, a décidé de revenir dans la demeure campagnarde de sa grand-mère et de la restaurer. En rangeant le grenier, elle découvre de vieilles lettres adressées à sa grand-mère, de la part de son amant, un homme marié du coin. Peu de temps après cette découverte, Steve l’ex mari de Cilla est agressé, les salles de bain de la maison sont saccagées, des insanités sont inscrites sur les murs de l’entrée et sa voiture. Des petites poupées Katie (personnage de série qu’incarnait Cilla dans son enfance) accompagnées de menaces achèvent d’inquiéter Cilla. Un habitant de cette petite ville tranquille cherche à se débarrasser de la petite fille de Janet Hardy. Qui a tant envie de la faire fuir, qui serait prêt à aller jusqu’à lui faire du mal ?

 

Nous sommes en hiver, j’ai froid, un temps à rester sous sa couette avec un livre mignonnet, pas trop intellectuel, de quoi buller bien au chaud. Avec Nora Roberts, je me doutais que je n’aurais pas de mauvaise surprise, c’est une valeur sure. L’histoire mélange vieux secrets de famille que certaines personnes n’ont aucune envie de voir remonter à la surface, de la vengeance, de l’amour, du sexe (juste ce qu’il faut quand il faut), de la passion, des personnages charmants et attachants. Et en plus, le livre se lit très bien, ce n’est pas prise de tête, c’est fluide et simple. Pas besoin de réfléchir, il n’y a qu’à déguster la lecture. N’y cherchez pas une lecture intelligente, digne du prix Goncourt, nous sommes là pour nous détendre et savourer.

J’ai adoré le personnage de Cilla, son caractère, la recherche de soi même. J’ai succombé à Ford. Comment ne pas tomber amoureuse de ce charmeur aux blagues lourdes, fan de super héros, hyper protecteur, aux phrases superbes qui font rêver n’importe quelle fille. Ah si les hommes pouvaient prendre un peu l’exemple sur ce genre de livres… Et Spock, je ne peux oublier de mentionner cette crème. Je veux le même !

 

En bref un livre très agréable pour un dimanche au coin du feu.

 

Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon de m’avoir permis de passer un très bon moment.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 14 Décembre 2009

http://storage.canalblog.com/08/69/536764/34722969.jpgChoisi pour Emma dans le cadre du swap mille feuille, je n'ai pas pu résister, je l'ai lu.
Première page et première vérité, " Un qui n'est pas du coin entre dans le bar". Et c'est vrai que les "étrangers" comme on les appelle (en fait tout simplement des non bretons) on les reconnait de suite. Les cirés en short et sandales chaussettes, on peut être sur que ce sont des hollandais ou allemands. Les pulls rayés avec cirés, quasi sur qu'ils sont parisiens ou du sud. A part les pêcheurs (et encore), il n'y a que les touristes pour acheter le célèbre pull rayé (merci Jean Paul Gauthier pour l'avoir rendu mondialement connu). C'est comique mais on reconnait vite un accent, un air, un truc de pas d'ici ;)

Ca donne le ton du livre. C'est une série de petites histoires qui se passent près de chez nous, avec l'esprit, les coutumes, les habitudes du coin. La bretagne QUOI :D. Les histoires ne sont pas forcément très gaies mais ça correspond bien au cadre. Surtout que lorsque j'ai lu ce livre, nous étions en période de tempête. Temps gris, bourrasques, violence des vagues qui vont frapper les rochers. Un temps idéal pour être dans l'ambiance de ce petit livre.

En bref, je l'ai beaucoup aimé et j'espère qu'il ne faut pas être forcément d'ici pour l'apprécier ;).

Merci à "aproposdelivre" pour l'avoir présenté sur son blog, sans cet article je ne l'aurais jamais connu.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 8 Décembre 2009



Flora est un peintre à la renommée débutante. Lors d’une exposition à New York organisée par Thibault et ses collaboratrices, une des toiles « le regard » est particulièrement prisée. Quelle est la cause de cet engouement ? Qui sont ces acquéreurs aux méthodes et pratiques extrêmes qui transforment ce voyage en enfer. Une lettre douteuse est envoyée à Flora, le « regard » est volé, la CIA est infiltrée, les collaboratrices de Thibault sont « agressées ». Le dénouement aura lieu à la forteresse du loup cédée pour un euro symbolique à Arthur passionné de rénovation, un proche de Flora.

Difficile de donner un avis sur le livre. J’ai apprécié certaines idées, c’est grâce à elles que j’ai eu le courage de finir le livre mais dans l’ensemble j’ai été très écœurée par le livre. J’ai aimé l’idée du tableau, du spiritualisme, l’enquête, la place de la forteresse. J’ai détesté tout le sexe gore qui encombre la majorité du livre. Le livre pourrait même être classé en lecture pour adulte à mon avis. Il n’a rien à faire entre les mains d’un ado de moins de 16 ans je pense. La plupart des scènes sexuelles auraient pu être occultées, elles n’ont aucun intérêt dans l’histoire première, je rappelle que le livre est censé être un thriller c’est en tout cas ce que vend la quatrième de couverture.

J’aurais à la place préféré que la forteresse du loup soit introduite plus tôt. J’ai trouvé que ce lieu mystérieux, maudit n’était pas suffisamment exploité. Son histoire méritait d’être davantage développée et le lien avec Flora et Sam le voleur aurait pu être plus approfondi. Les liens entre Flora et Sam ne sont pas suffisamment travaillés non plus et Sam perd totalement de son bestiale sur la fin, assez décevant.

En résumé, entre orgie sexuelle et meurtrière, j’ai cherché en vain le thriller. Dommage car l’idée de départ me plaisait quand même beaucoup et me plait toujours autant, je reste sur ma faim !

 

Merci à BOB de m'avoir permis de lire ce livre et aux éditions Licorne de me l'avoir fourni.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 23 Novembre 2009



Vivaldi, italien de bonne famille tombe amoureux d’Elena de condition plus modeste. Elle vit avec sa tante, seule famille qui lui reste. De part la différence de niveau sociale, Vivaldi est sommé par ses parents de cesser son idylle. Son entêtement va lui causer d’être menacé. La tante d’Elena meurt empoisonnée et Elena est enlevée et retenue prisonnière dans un couvent. Vivaldi la retrouve, ils s’enfuient mais la mère de celui-ci est bien décidée à ne pas laisser se jouer cette amourette.

J’ai lu ce livre à cause de la parodie que Jane Austen fait d’Udolphe d’Ann Radcliffe dans Northanger Abbey. Mais je n’avais que l’italien de disponible du coup je me suis rabattue sur ce livre pour me faire une idée de l’auteur. Une sacrée surprise que ce fut. Une histoire mignonne mais violente d’un couple amoureux, d’une mère accrochée aux convenances, à son rang et son paraitre, au point de comploter avec son confesseur au sombre passé pour faire tuer la belle de son fils.  Je m’attendais à bien plus de nucheries et en fait j’ai trouvé que c’était moins gnan gnan que Jane Austen que j’adore malgré tout. L'auteur est plus sombre. Les couvents omniprésents sont austères et les "bonnes sœurs" sont loin d'être bien aimables et les religieux très loin d'être des saints, avec une touche d'inquisition qui me fait penser à la célèbre phrase : "j'ai les moyens de vous faire parler".

J’ai également été surprise par le style du livre. J’ai trouvé que le livre se lisait vraiment bien malgré qu'il date de 1797. Ceci est peut être du à la traduction que j’avais mais à mon gout, le livre n’a pas trop mal vieilli, mieux que les soeurs Bronte à mon gout (ouh la je vais m'attirer des foudres là mais j'assume).
En conclusion, une bonne lecture, très agréable, une bonne surprise.

Lu dans le cadre du défi

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 10 Novembre 2009

Ce que je sais de Vera Candida : Petite fille de Rose Bustamente et Jeronimo, fille de Violette et de père inconnu et mère de Monica Rose et Jeronimo.

 

Avant de devenir pêcheuse de poissons volants, Rose Bustamente était prostituée. Les hommes et leurs faiblesses, elle connait. Sa première rencontre avec Jeronimo « le chetsetteur » aux activités et passé troubles est houleuse.  La cabane de Rose sur la plage gène la vue de Jeronimo de sa maison sur la colline de Vatapuna, ville imaginaire d’Amérique du Sud. De sa visite dans sa villa pour capituler, elle ne redescendra que quelques mois plus tard enceinte. Violette, sa fille, est une enfant simplette. Alcoolique et facilement abusée, elle tombe à son tour enceinte d’une petite fille, Vera Candida. A la mort de sa mère, alors qu’elle n’a que 15 ans, Vera Candida est violée par son grand père devenu une déchéance. Elle sera celle qui cassera la chaine en fuyant à Latomeria où elle aura sa fille Monica Rose. Fière et forte, elle élève son trésor avec beaucoup d’amour et toute sa rage pour rester indépendante quitte à passer à côté de l’amour avec Itxaga un journaliste bien patient.

 

J’ai aimé la force et fierté de Vera Candida. Son amour pour sa fille m’a explosée le cœur. J’ai beaucoup apprécié la tournure du livre au niveau de son histoire d’amour avec Itxaga. J’ai bien cru qu’elle resterait trop fière pour s’accrocher à un homme considérant qu’ils sont décidément tous les mêmes. En effet, l’auteure n’est pas tendre avec la gente masculine. Les hommes sont des animaux qui font passer leur désir avant tout d’où le contraste avec les femmes qui luttent pour la survie de leur famille. D’un côté le plaisir, d’un autre le labeur.

 

J’ai apprécié ces femmes fortes et indépendantes. Elles montrent que l’on n’a pas besoin des hommes pour survivre et ferment le caquet de ceux qui pensent qu’on est bonne qu’à être entretenues et préparer leur repas. Il y a pourtant une petite chose qui a fait de l’ombre dans le livre et que je n’ai pas bien comprise, pourquoi avoir introduit des nazis en fuite ? L’évocation de l’enfance de Jeronimo aurait-elle du me donner de la pitié ? Une enfance délicate doit-elle excuser un comportement adulte ? La directrice du foyer pour jeunes mères doit-elle payer pour la position politique de son mari ? Alors qu’elle aide tant de jeunes filles faut-il ressasser son passé ?

Itxaga doit-il être jugé pour les actions de son grand père ? Vera Candida et sa lignée sont-elles condamnées à suivre les traces de sa lignée ?

Chacun a un passé douloureux, un passé à occulter pour aller de l’avant. Ce que je sais de Vera Candida est un mode d’emploi pour rayer le passé et avancer vers un avenir plus lumineux.

 

Une lecture rapide composée de très courts chapitres dans 4 parties. Les femmes apprécieront sans doute ce petit bout de femme, les hommes pourront s’insurger sur le portrait qui est fait d’eux.



Merci au site alapage.com de m'avoir offert ce livre.


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Rédigé par Majanissa

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Publié le 2 Novembre 2009

Jeanne issue de bonne famille a passé son adolescence dans un couvent. Son père la voulait pure jusqu’à son âge de se marier. Elle rêve du grand amour romantique, tendre, doux. Elle pense le trouver en la personne de Julien. Ils se marient et Jeanne devient femme avec les « devoirs » que ça entraine. Sa nuit de noces n’est pas des plus charmantes, il faudra attendre son voyage de noces pour qu’elle découvre qu’elle peut aimer physiquement. Le retour est plus délicat. Elle rentre dans une monotonie qui la pèse, son mari a réclamé sa propre chambre, il change dans son caractère, son aspect. Sa vie d’épouse est loin d’être celle dont elle rêvait. Elle devra faire face à l’adultère, le mépris de son mari, l’ignorance.

Sa vie de mère ne sera pas des plus réussie non plus. Son fils pire qu’un ingrat trop couvé, trop gâté, la ruine.

Elle s’éteint à petit feu que le temps passe. C’est un bébé qui la ramènera à la vie.

 

Je suis épatée que le livre ait été écrit par un homme. Les sentiments féminins y sont merveilleusement bien décrits. La peur, la douleur, le dégout de certains actes purement mâles, le délice de l’acte plus « mielleux ». L’amour inconditionnel envers son enfant. J’ai trouvé ça tellement bien décrit, tellement féminin que je reste sur ma surprise d’avoir lu un «Maupassant » dont je ne connaissais que le Horla et aux nouvelles à faire peur.

 

Un livre qui m’a vraiment beaucoup étonné et qui a été très agréable. 


Pour les élèves qui cherchent à ne pas lire le bouquin : http://guydemaupassant.mes-biographies.com/Une-vie.html


 



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Rédigé par Majanissa

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Publié le 4 Septembre 2009

Anna Elliot 27 ans, la beauté flétrisante, aurait pu être une femme si heureuse. Dôtée d’un père baron qui vit au dessus de ses moyens, sa sœur Elyzabeth imbue d’elle-même ne se soucie guère d’elle et sa sœur Marie adore s’apitoyer sur son sort mais elle au moins, a réussi à se sortir de ce cercle familiale égoiste. De par leurs frivolités, Sir Walter et sa fille Elyzabeth doivent mettre leur domaine Kellynch en location et partir vivre à Bath. Anna n’est pas conviée. Elle reste chez sa protectrice Lady Russel. C’est le capitaine Wentworth qui s’installe. Anne et lui tombent amoureux mais la situation financière et sociale du capitaine ne convient pas à Lady Russel et Sir Walter. Anna est sommée de refuser la demande en mariage. Le capitaine est vexé. Huit ans s’écouleront jusqu’à leur prochaine rencontre. Sa situation a changé, il est riche. Mais ce dernier blessé dans son amour propre et Anna persuadée ne plus rien ressentir pour celui-ci, se fréquentent sans que leur amour passé ne puisse être décelé. L’histoire est mignonne. J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Anna. La lecture fut agréable. C’était un Jane Austen comme je les aime. Un moment de lecture bien agréable. J’ai juste eu un fouillis avec les noms, beaucoup trop de personnages, j’ai été un peu perdue.

Pas aussi bien qu'Orgueil et préjugés, beaucoup mieux que raison et sentiments. Je le mettrai aussi avant Northanger Abbey.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 1 Septembre 2009

La terre a subi une catastrophe, la cendre a recouvert le sol et envahit l’air jusqu’à polluer la lumière du soleil. Il subsiste quelques rescapés mais l’environnement n’est que désolation. De nombreuses espèces animales ont disparu, on ne sait même pas s’il en reste. La nourriture se fait de plus en rare.

Un homme et son fils errent sur la route poussant un caddie contenant de quoi essayer de survivre. Ils se dirigent vers le Sud espérant trouver la chaleur.

 

On ne sait pas exactement ce qui s’est passé mais le savoir n’est pas le but de l’histoire. On suit ici deux êtres humains à la recherche de nourriture, de conditions plus favorables. C’est une quête pour la survie mais aussi de conservation d’humanité, de moralité, de valeurs.

L’homme et l’enfant sont des anonymes, ils pourraient être n’importe qui. On sait simplement que ce sont des gentils. Mais que sont les méchants ? Quand je l’ai compris, j’ai commencé à voir l’ampleur de l’horreur d’être en manque de nourriture.

Quand il est question de survivre, l’homme comme tout animal est prêt à tout. Il se déshumanise et retrouve son instinct primaire avec des proies et des prédateurs. Dans ces conditions, l’humanité (dans le sens bonté, sensibilité, compassion) est-elle amenée à disparaitre ? Survivre est-il un terme impitoyable qui ne laisse pas de place aux bons sentiments et qui justifie les pires actions ?

 

Ce livre est sombre par l’environnement, par l’ambiance, par la peur éprouvée par les deux protagonistes, par la crainte de croiser des « méchants », par l’angoisse de mourir de faim, de prendre froid... Ma tristesse a été accentuée de voir ce petit garçon embarqué dans cette galère. Les dialogues simplistes entre le père et l’enfant ont d’ailleurs accentué ma peine. J’avais envie de serrer très fort ce petit garçon dans mes bras et pouvoir lui répéter que tout s’arrangerait, que ce n’était rien. Je pense d’ailleurs que c’est cet ange qui donne tout l’intérêt au livre. Il est l’éclat du soleil dans cette brume de cendre. Sans lui, je ne doute pas que l’homme aurait baissé les bras depuis longtemps et l’histoire n’aurait plus lieu d’être. La faim et l’instinct de survie nous amène à redevenir de véritables animaux, nous entretuant. Tout l’espoir dans le livre vient de ce petit garçon. Alors que son père se laisse aller au défaitisme, son amour pour son fils, pour ce petit bout qui reste d’une humanité sans faille, d’une générosité merveilleuse, lui permet de rester humain, de se priver pour lui, de ressentir de la pitié, des remords. Alors que la fin est proche, la maladie présente, la famine menaçante, les cannibales omniprésents, ce petit amour s’efforce de penser que tout homme rencontré est potentiellement un gentil et que par conséquent il faut l’aider. Ils n’ont rien, ils sont la proie d’une chasse cannibale, sa bonté n’est jamais altérée. Sans lui et cet esprit, que serait devenu son père ?

 

J’ai terminé le livre sur pleins d’interrogations. Je me suis demandée que deviendrait l’humanité après une catastrophe pareille ? Le côté optimiste du livre espère me faire croire que tant qu’il y a des personnes comme ce petit garçon, le côté humain de l’homme est sauvé. Je suis malheureusement plus pessimiste. J’ai bien peur que notre esprit de survie prédomine sur le reste.

 

En bref, une lecture qui a été très rapide et qui m’a beaucoup touchée. Je ne suis pas sure qu’il valait vraiment le prix Pulitzer mais qu’importe c’était un livre très agréable à lire malgré les sentiments qu’il entraine.


 

Par contre, je crois que j'aurais préféré lire la version originale, les remerciements du traducteur à la fin me font un peu peur.


 



 

Un super article sur le livre : http://nicolasfurno.com/wordpress/2009/03/08/la-route-mccarthy/

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 31 Août 2009

A la mort de Mr Dashwood, c'est Henry Dashwood, le fils d'une première union qui hérite. Mme Dashwood et ses trois filles doivent quitter leur domaine. Elles sont accueillies par Sir Georges à Barton qui leur permet de vivre dans une chaumière sur ses terres.
Elinor, l'ainée, a le coeur lourd de quitter Edward Ferras, le frère de sa belle soeur. A Barton Maria rencontre le beau Willoughbly et en tombe follement amoureuse. Mais les histoires d'amour sont faîtes pour être contrariées.

J'ai eu un peu de mal avec ce livre.
Mon coeur est à vous mais il y  a x années, j'ai fait une promesse d'ado qu'il faut que je tienne.

Vous m'aimez? Mais je dois épouser machin très riche qui va éponger mes dettes. Bon ça y est je suis débarrassée de mon épouse, m'aimiez vous encore? Non? Bon et bien je retourne par devoir vers la pauvre pupille de votre viellard que j'ai engrossé il y a quelques années et qui est comme de par hasard super riche aussi maintenant.

Que du bonheur quoi !

Désolé j'en choque plus d'une en tournant au ridicule le livre mais celui là je l'ai trouvé navrant. J'avais lu sur un blog ou un forum que ce livre était le plus abouti de Jane Austen malheureusement de mon point de vue j'aimerais bien pouvoir le faire passer en Harlequinades 2009.





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Rédigé par Majanissa

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