historique

Publié le 19 Mars 2013

http://ecx.images-amazon.com/images/I/517xl8H4kqL._SL500_.jpgOn nous a menti sur le massacre de la famille impériale des Romanov cet été 1918 ? Ils ne seraient en fait pas tous morts exécutés. Après la saga Anastasia suite à la fameuse Anna Anderson affirmant être la grande duchesse Anastasia, j’espérais en effet que la sombre fin des Romanov ne soit pas celle annoncée. Méritaient-ils leur sort dans une Europe anti-monarchie, à un moment de crise où il faut trouver un bouc émissaire qui ne connait pas les restrictions et la souffrance du peuple. Dans un contexte de révolution, de guerre mondiale, leur sort semblait scellé. Mais si les femmes Romanov avaient survécu ? C’est ce qu’aurait du nous démontrer ce livre. Malheureusement entre étalage de connaissances Historiques, de noms impossibles à retenir, le lecteur lambda que je suis se retrouvera complètement noyé. L’auteur est un spécialiste et le montre, encore faut-il qu’il n’oublie pas le profil de ses lecteurs. Il n’est pas en train de soutenir une thèse devant des collègues mais en train d’essayer de donner une réponse à des curieux un peu incultes comme moi. Je n’ai pas les connaissances suffisantes pour suivre correctement cette lecture et n’ait pas le niveau suffisant pour suivre le cheminement de Marc Ferro et comme c’est frustrant.

Finalement, les femmes Romanov ont-elle survécu ? Je ne sais toujours pas. Les témoignages peuvent tous être démontés. Peut-on croire l’une ou l’autre hypothèse ? Nous n’avons aucune certitude et l’auteur nous met de toute façon le doute sur tous les documents qu’il évoque. Je reste donc sur ma faim et sur ces fameuses images des années 90 où on nous assurait avoir retrouvé la famille massacrée.

 

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Publié le 25 Juin 2012

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51eAn18OSmL._SS500_.jpgOn a tous l’image de Cléopâtre, celle d’une belle femme prête à tout pour protéger l’Egypte. Maitresse de César puis Marc Antoine, on nous la présente peu comme une épouse, mère de famille. Elle eut en effet quatre enfants : Césarion fils de César, les jumeaux Hélios et Séléné et Ptolémé les enfants de Marc Antoine.

On suit dans le livre la période pendant laquelle Marc Antoine passe d’un règne glorieux à une chute mortelle entrainant avec lui sa famille.

 Je connaissais évidemment le couple mythique Cléopâtre/César, beaucoup moins le couple Cléopâtre/Marc-Antoine et encore moins les enfants de celle-ci. Je l’imaginais partageant la couche de ces empereurs pour la cause de l’Egypte, je ne concevais pas qu’il puisse y avoir des sentiments et une progéniture. Cléopâtre ne semblait pas très maternelle d’après le livre. Françoise Chandernagor explique l’éducation des enfants et l’impact des fonctions de leurs parents sur leur vie d’enfant. Cléopâtre mourut au moment de la chute de Marc Antoine (qui lui a choisi le suicide) d’une mort un peu trouble. D’après le livre, leurs fils seront massacrés, seul Séléné y réchappera et exilée en tant que prisonnière. Je suis un peu mitigée par cette version car si on se réfère à d’autres écrits, les enfants de Marc Antoine ne sont pas tués, on perd cependant la trace des garçons.

 On apprend à connaitre le couple Cléopâtre/Marc Antoine, leurs caractères, la nature de leur union. On suit également les enfants, leur existence au quotidien, leur éducation. Séléné est particulièrement mise en avant. On avance petit à petit dans l’Histoire au fur et à mesure de la lecture.

 J’ai été un peu déçue par le livre. Je pensais que l’on suivait la vie de Séléné mais en fait le récit s’arrête à la chute de Marc Antoine. On ne sait pas vraiment ce qui lui arrive par la suite alors que c’était justement pour ça que j’avais choisi le livre. Mais malgré tout c’est un bon roman historique. Ce côté romancé facilite la lecture surtout lorsqu’il est question des batailles et de l’Histoire en général.

L’idée de mettre Cléopâtre « la mère » en scène est intéressante.

PS: Ce livre est en fait le premier tome d'une trilogie "La reine oubliée" dont le deuxième tome est "les dames de Rome". Bon à savoir lorsque l'on décide de lire un livre!!! J'aurais apprécié que ce soir clairement indiqué :(

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 10 Mai 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51WUS8Sr53L._SS500_.jpgL’action se passe à Jérusalem, 6 jours avant la Pâque fatidique de Jésus.

A Béthanie, dans la ferme des Gamala, descendants de David, le roi des juifs, un homme est tué selon un certain rituel. Tout a été orchestré. L’orientation de la mangeoire dans lequel il est déposé, le symbole sur son front, la poterie à terre, le feu qui brûlera la grange dans laquelle le corps se trouve.

La fratrie De Gamala reconnait le cadavre comme étant celui de leur frère ainé, Jean, l’héritier du trône de David. Mais à l’heure de l’établissement de l’empire romain, il peut être dangereux de se proclamer roi des juifs.

Jacques, le frère de Jean et Sara sa nièce sont amenés à rechercher les meurtriers de leur frère. La piste va les mener vers d’autres meurtres, d’autres indices, les amenant sur la piste d’un autre prophète qui se déclare également héritier du trône : Jésus de Nazareth. L’enquête de Jacques et Sara vont les conduire sur les origines de Jésus, les activités de Jean entre sa disparition, vingt ans auparavant et la découverte de son cadavre. Une quête qui leur révèlera bien des secrets sur leur famille.

 

Le livre était présenté comme comblant les trous dans la vie de Jésus. Je ne dirai pas la même chose car nous n’avons pas réellement l’enfance de Jésus avec ses prêches qui se sont arrêtés subitement puis son adolescence et sa vie de jeune adulte jusqu’à sa réapparition. Nous avons une histoire sur les origines de Jésus, son éducation, ses croyances, ses pratiques. On est très loin du messie, fils de l’Eternel, aux pouvoirs miraculeux. Je ne pense pas qu’il faille chercher de l’Histoire dans ce livre ou une quelconque vérité, ça évitera de froisser les croyants qui pourraient lire ce livre. A mon avis, il faut vraiment le prendre comme une histoire fictive. Le livre montre Jésus comme un homme qui s’est fait manipuler voir même berner par une autorité ayant atteint la folie. On retrouve de nombreuses références au nouveau testament et les évangiles, replacées dans un contexte qui leur fait perdre de leur grandiose. Les miracles sont également anéantis, sa mort totalement orchestré et ainsi de suite.

J’ai trouvé cette lecture très plaisante. Non pas à cause du côté polémique qu’il peut entrainer mais j’ai trouvé qu’il était bien écrit, que l’enquête était passionnante, les personnages de Jacques et Sara très attachants, particulièrement Sara que j’ai beaucoup apprécié. Les indices sont mystérieux, le cheminement est assez fluide. J’ai cependant eu un début difficile en raison des changements de décor au moment des changements de chapitres. Ceux-ci sont courts ce qui m’a amenée à être un peu perdue au début alors que je n’avais pas encore intégré tous les personnages et lieux. L’histoire de Jésus et de sa parenté est un peu tirée par les cheveux pour moi mais bon pourquoi pas ?

En bref, une lecture prenante, une écriture agréable, un sujet délicat traité sans gant mais ce n’est pas moi que ça dérangera.

 

Le site du livre : Le sang du Christ

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 10 Décembre 2009

http://ecx.images-amazon.com/images/I/511tz6bspgL._SL500_AA240_.jpgTout d’abord je présente mes excuses à l’éditeur PERRIN pour avoir été si longue à lire le livre. J’ai mes raisons, chaque mot est important dans ce livre. Ce n’est pas comme un roman où la phrase vole devant les yeux et tant pis si on a occulté quelques mots par ci par là. Ici nous avons affaire à un ouvrage d’Histoire : La biographie de Charles D’Autriche, dernier empereur de l’empire autro-hongrois.
De la monarchie autrichienne, je ne connaissais que Sissi incarnée par Romy Schneider et le magnifique Franz. Le genre d’histoire à faire rêver la petite princesse que j’aurais voulu être qui amoncelait les jupes et robes pour avoir une robe digne des plus beaux bals viennois. Puis mon intérêt pour les familles royales a augmenté à cause du plus beau parti d’Europe de mon âge, le prince William et à cause de Stéphane Bern qui avec Saga avait une manière magnifique de raconter les histoires. Ben oui, je l’aime bien Stéphane Bern moi. Vers la quinzaine, j’ai donc commencé à me documenter sur les familles royales européennes et ai commencé « les ailes foudroyées » de Frédéric Mitterrand que j’ai abandonné puis l’impératrice de Nicole Avril que j’ai également laissé tomber. Décidément rien ne valait les nunucheries de Romy Schneider et la passion de Stéphane Bern pour que je m’intéresse à ces familles bien compliquées.
Et voilà que je vois que Babelio propose un livre sur le dernier empereur de l’empire austro hongrois en partenariat. Bon allez pourquoi pas ?

Le livre est particulièrement bien documenté, pleins de références, de propos rapportés, d’annexes et le plus importants les sujets (Charles et Zita) sont charmants, attachants et ne connaissant absolument pas leur histoire, je n’ai eu aucune envie d’abandonner. Qu’est ce qui a bien pu provoquer la chute de la monarchie en Autriche.
On revient sur le règne de François Joseph, une grande majorité du livre raconte la première guerre mondiale vue sous un angle dont je n’avais aucune connaissance. On voit toujours le côté français, on ne se met jamais du côté des « ennemis » qui pourtant souffrent également de la guerre. On a un point de vue qui montre une Allemagne déterminée mais aussi une France pas très fine qui a refusé une brèche pour la paix. En effet, le but principale de Charles d'Autriche à toujours été la paix! Pourquoi l'a t'on dédaigné? J’ai eu l’impression que l’on n’était pas forcément très clean dans cette histoire.
La guerre est parfaitement rapportée et vaut largement tous les cours d’Histoire que j’ai pu avoir sur cette période. Des paroles de Zita sont particulièrement marquantes :
« Je me rappelle une visite sur le front du Karst, une puanteur effroyable, indescriptible. Jusqu’au loin que je regardais, je voyais des cadavres de soldats tombés, et des rats, des rats, des rats horribles et énormes partout. Ils vinrent jusqu’à nos voitures et grimpaient aux roues. Un cauchemar. »
On assiste peu à peu à la chute de la monarchie et en voyant le résultat je me demande si c’était une bonne chose ? Et si l’empereur avait pu empêcher toutes les guerres ethniques qui ont suivi par la suite ? Quelle serait la face de l’Europe si l’empire autrichien et la monarchie hongroise avaient survécus ? Il me semblait être un bon monsieur que ce Charles mais peut être pas les épaules pour sa position. Méritait-il sa béatification par le pape Jean Paul II ? A la lecture du livre, sans doute.
J’aimerais à présent lire la biographie de Zita par le même auteur. Elle ressort elle aussi comme étant d’une nature charmante.

Merci à Guillaume et Babelio pour la lecture de ce livre et évidemment aux éditions PERRIN.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 14 Mars 2007

En 1932, Hans Schwartz est âgé de 16 ans et est juif dans une Allemagne qui va bientôt être troublée par Hitler. Mais pour l'heure, Hans, fils d'un médecin complètement intégré dans la société allemande et ancien combattant de la première guerre mondiale, a les occupations d'un jeune adolescent : école, maison, loisirs... Il n'a alors pas d'ami mais çà va changer avec l'arrivée de Conrad au lycée, qui provient d'une grande famille noble allemande.
Cependant, le nazisme les rattrape et Hanz est envoyé aux Etats-Unis où il va devenir avocat et oublier ce qui a pu se passer dans le pays qui fut le sien dans un lointain et douloureux souvenir. Par contre, le passé ressurgit malgré lui.
Le livre se lit très vite et le récit de l'amitié entre Hanz et Conrad est touchant. Les réactions des gens après la montée du nazisme font peur et je ne suis pas sure qu'aujourd'hui encore çà se passe différemment.

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Rédigé par majanissa

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Publié le 27 Février 2007

Comment régiriez-vous si votre père instituteur passait son temps à faire le clown? Ne seriez vous pas déçu s'il ne pouvait s'empêcher d'aller faire ses pittreries chez les autres au lieu de paser son temps libre avec vous?
C'est ce qu'a vécu le narrateur dans sa jeunesse. Quel ne fut alors son soulagement et sa joie voir sa fierté que de comprendre ce père si hors normes. Grâce à l'oncle Gaston, il va découvrir cet homme qui fût résistant puis prisonnier pendant la deuxième guerre mondiale. Après avoir fait sauter un transfo, son oncle Gastion et son père sont arrêtés avec deux autres compères de foot innocents du sabotage. Embourbés dans un trou, ils attendent leur exécution. Mais cette attente devient avec surprise une scéance de rigolade grâce à leur gardien allemand, clown de profession.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire et je trouve que j'ai été assez lente à lire le livre malgré son épaisseur très fine.
Ensuite, heureusement qu'il y avait un dossier avec le livre car je peux dire que je n'ai pas compris grand chose à l'intérêt du livre par moi même. L'histoire est mignonnette mais pas assez détaillée. Mon intérêt ne s'est pas éveillé pour ce livre. Il ne restera pas dans ma mémoire mais je serai bien curieuse de voir l'adaptation pour voir ce qu'ils ont pu dégager du livre.
Je conseille en tout cas de prendre l'ouvrage accompagné du dossier expliquant le contexte et les subtilités du livre, c'est plus intéressant.

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Rédigé par majanissa

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Publié le 5 Décembre 2006

Tsippora est une femme biblique moins connue que Sarah (la bible au féminin tome 1) qui mérite pourtant que l'on parle d'elle.
Tsippora est la fille adoptive du sage Jethro habitant les terres de Madiân où Moïse s'est exilé après sa fuite d'Egypte.
Tsippora est originaire d'Afrique Noire, de part sa couleur, personne ne voudra l'épouser malgré sa beauté, son intelligence et sa gentillesse.
Elle rencontre Moïse qui a fui l'Egypte après avoir tué un egyptien. Ils sont fascinés l'un par l'autre et une grande histoire commence.
Des références historiques m'ont troublé dans ce livre. L'histoire contée n'est pas celle dont je me souvenais de ma lecture de l'ancien testament ou de d'autres lectures sur la vie de Moïse "sauvé des eaux", élevé comme un égyptien, devenu le meneur des hébreux après l'appel de Dieu.
Ici, nous n'avons plus Ramsès 2 comme ami de Moïse mais Toutmès. Moise et Tsippora ne sont pas mariés lorsqu'il a l'appel, il est d'ailleurs un jeune homme à ce moment là. Dans mes souvenirs ce n'était pas le cas. Par contre, ce que j'ai bien retrouvé dans le livre, c'est la mentalité des hommes. J'ai des images du film "les 10 commandements" où le peuple hébreu se déchire, est ravageur et ravagé par les tensions et les conflits.
On ressent bien le côté humain (dans ses plus grands défauts) lorsque myriam la soeur de Moïse, découvre que sa belle soeur est noire. Tsippora subit à nouveau le racisme et est considérée comme une étrangère qui n'a rien à faire avec eux car leur Dieu n'est pas le sien et ce n'est pas son combat. Ensuite, on a bien la violence des hommes pour prendre le pouvoir, pour mener. Et mes interrogations d'enfants sont revenues. Pourquoi Dieu a donné les moyens de tuer à Moïse pour libérer son peuple. La réponse à la violence est donc la violence? Pourquoi Dieu a voulu sauver ce peuple qui par la suite, n'a cherché qu'à se détruire, se détester? Ils se croivent purs et le peuple choisi par Dieu? Mais ils ne restent que des hommes. J'ai alors commencé à me dire : si c'est çà Dieu, alors non merci, pas pour moi.
Bien sur, il faut prendre le livre comme un bon roman et non pas comme une référence historique. L'écriture est toujours aussi plaisante. Je l'ai trouvé moins érotique que le tome 1 et ce n'en est que mieux. Il est plus tendre, sentimental et en même temps conflictuel. Tsippora et Moïse jouent beaucoup au chat et à la souris.
En tout cas, j'ai bien plus préféré ce tome que le premier et j'ai apprécié l'histoire de Tsippora. C'est une femme qui m'aurait plue.











L'avis de Bernie : Conduite en état livresque

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Rédigé par majanissa

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Publié le 27 Novembre 2006

Tel Aviv, un restaurant bondé, un attentat suicide.
Lorsque l'explosion se fait entendre à l'hospital de Tel Aviv, tout le monde se prépare à accueillir le flux de blessés qui ne tardera pas. Parmi les médecins, le docteur Amine Jaafari, arabe nationalisé israëlien va voir son monde s'écrouler. Pendant la nuit, le cadavre de la kamikaze est amené à l'hospital, il s'agit de Sihem Jaafari, sa femme.
Pour Amine, c'est impossible, sa femme tant aimée et chérie ne peut être la meurtrière de tant de personnes et encore moins une tueuse d'enfants. Pour la police, il ne fait aucun doute que le docteur est également dans le coup, après tout il reste un arabe. Malgré l'absence de preuve et sa remise en liberté, le respecté docteur Jaafari devient un ennemi des israëliens qui le lynchent.
Ce mari bafoué, surpris, terrifié se met alors en quête de la vérité. Oui sa femme est bien la kamikase, elle n'était donc pas heureuse avec lui? Comment a t-elle manigancé cette horreur sans qu'il ne s'en rende compte? Il ne connaissait donc pas la femme avec qui il était marié depuis plus de dix ans? Depuis quand la trompe t-il ainsi?
Amine court derrière des réponses difficiles à rattraper sur un chemin plus que dangereux qui va l'amener au coeur même du conflit sanglant qui oppose Israël à la Palestine.
Pour les arabes, Sihmed est une martyre, un exemple à suivre, une héroïne, de quel droit son mari vient bafouer son souvenir et sa bonne action?
Pour les Israëliens, il est un extrémiste, sa femme l'était donc lui aussi et souvenez vous qu'il est arabe.
Ou est donc sa place? Peut être devrait-il commencer à réfléchier à sa propre existance. C'est ce qu'il va faire et s'en est tout aussi douloureux pour lui que la recherche de la vérité.
L'histoire est formée comme un cercle représentant le cercle vicieux qu'est le conflit Israëlo-palestinien. Le livre montre bien que la violence appelle la violence.
J'ai apprécié cette description sans voile, très franche de la communauté intégriste. Il ne prend pas de gant, on se demande comment il a osé et je dis chapeau.

Le livre explique également cette croyance hallucinante du bien fait de la guerre sainte. Par son sacrifice et son carnage, un kamikaze est béni. On se dit alors que les gens en général sont bien faciles à berner. Quel "Dieu" offre le paradis à des tueurs? Quel "Dieu" approuve les massacres?
(Suite à un des commentaires et une suite par mail, dois je m'autocensurer sur ces 3 lignes ou pas? Elles représentent un sentiment que j'ai eu à la lecture du livre et semble n'avoir pas été apprécié. Lorsque je jugerai que je suis réellement à côté de la plaque, je retirerai ces lignes!)

Le plus du livre : Le thème de l'attentat est développé sans détour, sans ombre. On entre dans le monde cruel et vicieux de la riposte et vengeance.
Le moins : J'ai trouvé dommage qu'il ne parle pas davantage de la riposte israëlienne et qu'il ne parle casiment que de l'intégrisme islamique. On voit cependant cette riposte à la fin du livre et c'est d'ailleurs elle qui va déclencher la scène commençant et terminant le livre.











D'autres avis sur l'attentat : Kalistina
Barbabella (Mes lectures)
Lo (chez lo)
Clarinette
Cathe
Gouli
Hydomielle

Le site de l'auteur

Le post du club de lecture d'auféminin : l'attentat
Le post du club de lecture de supertoinette : l'attentat

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Rédigé par majanissa

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Publié le 21 Septembre 2006

2002, on s'apprête à fêter le 60è anniversaire de la rafle du vel'd'hiv'. Cette horreur de notre Histoire dont on touche une dizaine de mots en cours d'Histoire de collège mais dont on ne préfère pas trop parler. En ce mois de Juillet 1942, des milliers de juifs, enfants, femmes et hommes sont arrêtés par la police FRANCAISE et entassés sans nourriture ni soin pour être exportés vers les camps de la mort d'où une poignée seulement sont revenus.

De nos jours, Julia, journaliste d'origine américaine, d'une quarantaine d'année, couvre l'évènement du soixantième anniversaire de cette rafle. Elle se laisse emportée par son enquête et devient obsédée par l'une de ses découvertes. Son futur appartement qui appartient à sa belle famille, aurait été arraché à une famille juive qui a été arrêtée lors de cette rafle. Mais un drame s'est produit ce jour là. Un drame qui a changé la vie de Sarah, petite fille juive qui habitait dans cette appartement et qui fut déportée, et qui changera la vie de Julia. Sortira t-elle indemne de ses recherches?

On suit en parallèle l'enquête de Julia et l'histoire de Sarah. On touche ici les thèmes de la collaboration française dans cette Shoah. On en apprend davantage sur la rafle du vel' d'hiv' et même sur les camps. Ce sont des souvenirs souvent abordés mais d'une manière plus froide qu'ici. En effet, l'émotion vient de l'histoire de Sarah, ce qui rend bouleversant le sujet. Dans son enquête, Julia nous entraîne sur le parcours de ces enfants juifs. On apprend également qu'il existe des plaques comémoratives qui tentent de nous rappeler ces épisodes, mission difficile. Personnellement, c'est une facette dont j'avais entendu parler mais sans plus. Ce n'est pas un sujet que les grands parents évoquent sans amertume, sans rancune et sans colère. On n'insiste donc pas trop.


Et parce que les livres de Tatiana sont toujours très denses dans les styles, elle y a malgré tout placé une bonne couche d'humour ou critique (à chacun de voir ;-)). On a ainsi l'effet d'un contre poids avec l'histoire de Sarah. Ceci amène une bouffée d'oxygène qui aère la partie délicate sur la vie de Sarah.

L'auteur fait une sacré caricature de l'attitude française envers les américains. Et là je me dis que ce n'est pas gentil, qu'elle exagère. On se moque à ce point d'eux? Mais c'est leur faute aussi s'ils n'étaient pas si ..... américains ;-). En tout cas, çà m'a fait rire. Comme je l'ai souvent dit à mon retour des Etats-Unis : “C'est un pays MAGNIFIQUE, dommage qu'il soit peuplé d'américains”.

Les français en prennent pour leur grade sur leur prétention mais j'ai bien ri.


Par contre, Tatiana, il va falloir m'excuser car je n'ai pas eu la patience de lire entièrement toutes les phrases à partir des 2/3 du livre. Je me suis retrouvée tellement emportée que je les ai survolé. L'écriture amène une impatience dans la lecture, ce qui m'a poussé à le finir malgré l'heure avancée de la nuit. Tu es terrible en tout cas, je travaille le jour moi, il faut que je dorme la nuit, je ne peux pas me permettre de rester scotcher aux livres ;-). Mais rien à faire, il fallait que je le termine.


Merci pour ces émotions, c'est dur à lire mais nécessaire.

N'oublions jamais.

Je précise que Heloise d'Ormesson publiera Sarah en avril 2007 dans sa maison d'edition, et qu'elle a vendu les droits de "sarah" dans le monde entier, (14 pays) notemment aux USA, en Allemagne, en Italie et pour cette avant première France Loisirs.

J'ai eu l'occasion de poser quelques questions à l'auteur sur le post d'au féminin : "Elle s'appelait Sarah":

1) Tu as écrit le livre en anglais, pourquoi?
Sera t-il édité outre manche?

Tatiana : je l'ai ecrit en anglais car c'est ma langue maternelle.(ma mere est anglaise et j'ai été elevée aux USA et à londres) ce livre m'est "venu" en anglais, d'autant plus que je suis dans la peau d'une journaliste américaine, Julia.
Oui, il sera publié aux USA au printemps ! et plus tard en angleterre.

2) La traduction n'est pas de toi, pourquoi? Comment a été choisie la traductrice?

Tatiana : Je pensais pouvoir traduire mon roman moi même. Mais je ne suis pas traductrice. c'est un vrai boulot ! et puis, se traduire soi meme, c'est tres dur. on n'a aucun recul. c'est mon editeur qui a choisi la traductrice.

3) La question que je rêvais de poser à une auteure traduite, y a t-il des passages que tu aurais traduit différemment?

Tatiana : Je suis tres contente de cette traduction; je trouve qu'elle respecte mon livre, l'histoire, l'ambiance. j'ai pu ceci dit apporter quelques corrections,mais minimes !

tu sais, "sarah" va etre traduite dans 14 pays, donc il faut que je me fasse à l'idée d'etre traduite ! mais j'en suis tres heureuse.

Je remercie Tatiana De Rosnay de rester si proche de ses lecteurs et lectrices.
N'hésitez pas à visiter son blog.
Et le site.

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Rédigé par majanissa

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Publié le 4 Septembre 2006

L'idée de prendre l'identité de Siddharta Gautama (Bouddha) et de se raconter à la première personne du singulier semble présomptueux et opposée au principe du bouddhisme.
Pourtant ce procédé permet à José Frèches de captiver le lecteur. On se laisse entraîner très facilement sur les traces de Bouddha, de son enfance dans la caste guerrière à sa mort. L'auteur nous transporte dnas l'ancienne Inde où il nous décrit les paysages et l'atmosphère de ce pays, on apprend la naissance du Bouddhisme et les expériences de vie de Siddharta. Ce livre est autant destiné aux adeptes de cette "religion" (ou plutôt de cette philosophie de vie) qu'aux novices. Moi, Bouddha est un livre documenté et très intéressant qui amène à réfléchir sur notre société.

site officiel de José Frèche : ici

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Rédigé par guga

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