Publié le 27 Février 2014

Alice au pays des singes – Tebo – Keramidas

Alice en suivant le lapin blanc tombe dans un trou de taupe et déboule dans le pays des singes. Ces derniers la prennent pour Tarzan qui s’est fait subitement la malle il y a quelques temps. Le tigre qui règne sur la jungle n’est pas content de ce retour et compte bien croquer la pseudo Tarzan. Lorsque les macaques admettent qu’elle n’est pas Tarzan, un périple démarre pour l’aider à retourner au pays des merveilles.

J’ai mis un peu de temps à démarrer la lecture de cette BD, les dessins ne me bottaient pas des masses malgré une couverture très aguichante. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une BD humoristique, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en fait, du coup je n’arrivais pas à me lancer. Une fois bien démarrée, je me suis sacrément poilée. Le macaque et ses expressions, je l’ai adoré. « Derrière moi Alice que je le gun », « Alice mon pote, hé mec ! » « Ouille ça craint du boudin » « le pays des merdouille ». Ca donne le ton, c’est léger avec un langage qui m’a bien fait rire. J’avais en plus en tête l’accent d’Obama des guignols avec son éternel « Hey mec ! ».

Alice est naive, aussi naive que la version Lewis Caroll. Ici elle atteint même un degré de « neuneutitude » que j’avais ressenti dans mes lectures d’Alice au pays des merveilles » et « de l’autre côté du miroir ».

Et enfin le tigre, la porte de sortie, il est super ! Il m’a bien fait rire aussi. En particulier au final lorsqu’il nous dévoile la raison de son ressentiment envers Tarzan.

Niveau dessin, au premier abord, ça a coincé. Un peu sombre, c’est la jungle, c’est très vert mais je m’y suis faite. J’ai surtout apprécié 2 doubles pages. La première représente le pays des merveilles. L’image donne parfaitement le côté farfelu de ce monde. La chenille avec sa chicha, le chapelier et le lièvre prenant le thé de non anniversaire, le chat complètement fou, la partie d’échec hallucinante, le morse du conte, la reine de cœur, l’œuf sur le mur, les champignons hallucinogènes, le labyrinthe, les fleurs, tout y est et le rendu fait vraiment « fumage de moquette », c’est très réussi. C’est tout à fait le sentiment que j’avais ressenti à la lecture des oeuvres originales. La deuxième double page est l’arrivée d’Alice dans le pays des singes. Finalement les dessins peuvent être très drôles.

En bref, une lecture qui m’a un peu rebutée au début mais que j’ai finalement trouvée extra. Une véritable poilade !

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 26 Février 2014

Redrum - Jean Pierre Ohl

Stephen Gray est un passionné de film, il est spécialisé sur l’œuvre de Kubrick. Il est invité par Onésime Nemos, l’initiateur de la « sauvegarde », sur une île au large de l’Ecosse pour un colloque sur Kubrick. D’autres passionnés sont présents ainsi que son ex-femme. Ce colloque va changer la dimension terrestre de Stephen.

Ce livre est un roman fiction sur fond de références à Kubrick et son univers. Je n’ai pas réellement su déterminer l’époque de l’action mais ça importe peu. La guerre se profile dangereusement. Un moyen de conserver les souvenirs des gens et de les rejouer après leur mort a été mis au point par le père de Stephen, employé par Nemos. La « sauvegarde » immortalise la personnalité, l’âme d’une personne. Il est possible de converser avec les morts du moment qu’ils ont au préalable effectué une sauvegarde. La frontière entre réel et souvenirs est floue et lorsqu’ils se confondent le lecteur n’y verra que du feu.

Je ne suis pas une fan de Kubrick. Je connais tous ses films mais n’ait vraiment souvenir que de Shining (et je n’ai même pas tilté sur la titre Redrum !!!). Je crois avoir abandonné le visionnage de quasiment tous les autres. Tout ce qui évoque le réalisateur, ses œuvres, son environnement dans le livre me sont passés totalement au dessus. Ca ne gâche pas forcément la lecture car ce sujet n’est après tout qu’un décor à l’action. Mais si j’avais pu avoir un peu plus de culture cinéphile, je pense que j’aurai davantage apprécié ma lecture.

Ensuite, j’ai adoré le côté fiction. Les idées sont là. La sauvegarde, la restauration, la kabale, abstraction du corps, du temps, de la réalité. Réalité ou sauvegarde ? Qu’est vraiment la réalité du moment si le temps a encore une signification ? Il y a ce qu’il faut pour faire quelque chose d’extra. Mais la forme n’est pas ce que j’aurais aimé lire. Même si je ne me suis pas ennuyée et que la lecture s’est très bien passée, j’ai le sentiment que ça manque d’exploitation. J’aurais aimé plus de détails sur la sauvegarde, plus de fiction avec des lectures de sauvegardés. Je n’ai pas compris l’intérêt de tous les invités sur l’île, invités avec lesquels on a finalement bien peu d’interactions. J’aurais préféré moins de descriptions, moins de phrases inutilement étoffées pour plus de développement sur le mécanisme de la sauvegarde, sur les conséquences, sur les sentiments entrainés, sur le ressenti du sauvegardé par rapport à l’environnement. La réalité du dernier homme n’est que vide. Il aurait fallu développé cette dimension.

Ruth, l’ex-femme de Stephen, a une place importante, un peu plus d’interaction avec Stephen aurait été appréciable. Le passage du cinéma 5D pouvait être davantage exploité, avoir plus de significations. Mélange réel / sauvegarde aurait du être plus subtil, plus mélangé. Il fallait que le lecteur soit perdu, qu’il sente que quelque chose cloche ; plus de détails du style l’androïde qui n’en est plus un, les hallucinations… Il y a un sacré potentiel. On aurait du arriver à la fin en se prenant LA révélation en pleine poire. LE truc qu’on soupçonnait mais sans oser l’imaginer. La révélation de Némos est trop brutale, ça manque de finesse, de doigté. Ca arrive comme un cheveu sur la soupe. Plus d’explications sur le pourquoi aurait été bien, développer l’idéologie. Et puis tant qu’à faire j’aurais vraiment aimé une fin où le lecteur doute de la dimension dans laquelle se trouve le protagoniste. Réalité, restauration ? Ici pas de doute possible , j’aurais aimé avoir la possibilité de choisir moi-même.

En bref, une lecture qui ne fut pas désagréable, avec de très bonnes idées qui auraient mérité d’être davantage exploitées.

Deux derniers points : * évitez les fautes d’orthographe. On n’en fait nous même bien assez comme ça. * Pourquoi la présentation de l’auteur l’introduit comme étant le frère de Michel Ohl !! On s’en fiche de sa filiation surtout que je ne sais même pas qui est Michel Ohl.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 20 Février 2014

La nuit leur appartient – tome 1 – Sylvia Day

Aiden Cross est un guerrier. Il protège les rêveuses des cauchemars pendant la phase de crépuscule. C’est le moment où elles sont le plus vulnérable, encombrées de leurs peurs qui excitent les cauchemars. Aiden prend l’apparence des fantasmes imaginés par les rêveuses. Il leur fait l’amour pendant cette transition afin de les apaiser et de les accompagner vers un sommeil profond, reposant où les cauchemars ne peuvent les atteindre.

Aiden aime son occupation. Le sexe et le combat lui plaisent. Mais il se pose néanmoins des questions sur sa société, sur les anciens qui décident de tout et semblent leur cacher des informations notamment sur cette fameuse clé qui les inquiète tant. La prochaine mission d’Aiden est de pénétrer les rêves de Lyssa Bates. Lyssa a érigé un portail pour empêcher quiconque de l’approcher que ce soit les cauchemars et les guerriers. Mais elle est attirée par la voix et l’accent d’Aiden. Elle le laisse franchir ses défenses. Elle ne l’imagine pas, elle le voit tel qu’il est. Il est d’ailleurs très intriguée par Lyssa et ses facultés. Ils tombent amoureux. Lorsqu’il comprend que Lyssa est sans doute celle que cherche les anciens pour la détruire, il rejoint le monde réel afin de la protéger. Leur amour est hors norme, de rêve il devient réalité. Aiden enfreint toutes les règles et tombe dans l’interdit par amour pour elle. Lui le collectionneur de femmes, lui qui n’éprouvait aucun attachement. Comment réagira Lyssa à son arrivée ? Que vont faire les anciens ?

C’est mignon, c’est léger, c’est sexy et l’histoire d’amour est une explosion d’étincelles. Imaginez que demain l’acteur de vos rêves érotique frappe à votre porte, ça fait envie n’est ce pas ?

J’ai beaucoup apprécié le côté fantastique sur fond de légende (Stonehenge, artefact) et les emprunts à la mythologie. Nos rêves protégés par nos plus beaux fantasmes. Dormez sur vos deux oreilles mesdames, les guerriers veillent. Le concept est imaginatif, très sympathique. J’ai cependant trouvé que le guerrier qui « baise » sa rêveuse puis combat les cauchemars, ça faisait un peu « too much ». Nos rêves ne sont pas que des recherches d’orgasmes. Ca peut-être du papotage, du câlinage, s’amuser, exactement ce qu’il prend le temps de faire avec Lyssa mais qu’il ne trouve pas d’intérêt à faire avec les autres femmes.

Ensuite, il y a certains passages que j’ai trouvé complètement aberrants. Notre bel apollon torse nu dans le cabinet de vétérinaire de sa chère et tendre, mouais bof. Mais bon l’ensemble se lit parfaitement bien. J’ai également apprécié que l’histoire d’amour ne prenne pas toute la place, il y a aussi les interrogations par rapport à la Clé, les anciens et le monde d’Aiden. Il faut essayer de découvrir ce qu’est exactement Lyssa, ce qu’elle est censé accomplir et les conséquences pour les deux mondes. Faut-il laisser se réaliser la prophétie ? Je trouve cette quête prenante et serai très curieuse d’avoir les réponses dans le tome 2.

Enfin pour terminer, on aura toutes percutées sur le nom d’Aiden qui nous rappelle forcément un certain Gidéon. J’aime bien cette idée d’introduire un élément récurrent dans ses livres. Ca me fait penser à Veber et son François Pignon.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 19 Février 2014

La fille sortilège - Marie Pavlenko

Je réitère avec la collection Pandore des éditions Pré aux clercs dont j’avais aimé « La griffe et le sang » de François Larzem.

Erine est une Orkla, une exclue. Avant elle fait partie de la cité des six, elle avait son clan, sa famille, un petit ami. Une vie idéale dans un cadre tout aussi idéal. Chaque clan maitrise un pouvoir. L’équilibre de la magie et de la cité dépend de l’union des clans. Lors de la fête des échanges, les adolescents en âge d’être initiés ont le choix de leur clan, en théorie. Le souhait d’Erine a été rejeté, la sanction est lourde sans appel, elle est rejetée, bannie de son clan et de la cité. Sa survie ne tient à présent qu’à un fil. Elle est prise en charge par un orkla qui va l’introduire dans son monde, lui apprendre à survivre et lui transmettre ses moyens de survivance en faisait d’elle une voleuse de corps. Elle fait ainsi sa place chez les exclus et continue même après le décès de son mentor. Pourquoi lui commande t-on des corps ? Et si la cité n’était pas aussi angélique que le conseil voudrait le faire croire ? Un chamboulement est en cours. Les fondements de la cité sont hasardeux et pourraient bien s’avérer une supercherie. Le système est branlant prêt à s’effondrer.

La fille sortilège est un fantasy jeunesse prenant et très agréable à lire. L’auteure fait preuve d’imagination dans les descriptions des clans et de leur interactivité. La cité n’est pas vraiment détaillée à part les sous sols que l’on visite en long large et travers. La description de ces labyrinthes est difficile à intégrer mais fascinant. On évolue parmi les exclus, c’est enrichissant. Les révélations ne sont pas surprenantes mais elles sont logiques et attendues. J’ai beaucoup apprécié la fin et la décision d’Erine. Elle est fidèle à elle-même, j’aime beaucoup.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 6 Février 2014

Beautiful Stranger - Christina Lauren

Dans beautiful Bastard, on rencontrait Sara Dillon, une amie de Chloé. Bennet et Chloé ouvrent une antenne de l’entreprise familiale à New York. Sara qui vient de rompre avec son petit ami les suit afin de changer d’environnement. Pas question pour elle de se relancer dans une relation durable, elle compte bien profiter de sa nouvelle vie. Pourtant à peine arrivée, elle rencontre Max Stella en boite de nuit et tombe sous le charme de cet homme à femme. Et si Max avait trouvé celle qui lui donnerait envie de se poser ?

Dans ce tome, une nouvelle histoire d’amour tout aussi mignonne que pour BB. Dans BB, Chloé et Bennet nous montraient qu’haine et amour étaient étroitement liés. Ici, l’effet décalé se présent par le goût de Sara à l’exhibition ; relations dans des lieux publiques, photos osées, boites privées, le couple explore l’excitation d’être vus, découverts dans des lieux et activités inappropriés, le fantasme de s’exhiber.

J’ai été moins attirée par cette histoire. Ce n’est pas un couple que j’ai trouvé particulièrement intéressant. J’ai trouvé que ça manquait de piquant, de dynamisme. Je ne doute pas que le couple en lui-même considère leurs petits jeux pimentés mais en temps que lectrice j’ai trouvé l’ensemble plat. Max organise des rdvs surprises, inventifs mais j’ai trouvé que c’était trop lisse.

Un côté que j’ai apprécié c’est la jeune femme un peu prout prout bien sous tout rapport qui en privé se dévergonde, se lâche, sait s’amuser et profiter.

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Rédigé par Majanissa

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