Publié le 17 Juillet 2006

Jean Louis Fournier est un petit garçon qui parle de son père. Il est médecin, souvent docteur des pauvres, il apprécie que ses patients le paient en nature (de préférence alcool)  lorsqu'ils n'ont pas les moyens de payer en argent. Son père aime particulièrement donner ses consultations au bistrot du coin. Comme tout alcoolique, il est d'une humeur changeante et peut changer de face d'un clignement de l'oeil.
J'ai trouvé le livre plutôt drôle et pourtant le sujet ne porte pas à rire. Mais la façon dont le récit est tourné rend le livre éclatant. C'est un bon moment de détente assez court. Plus long, il en aurait été saoulant donc c'est parfait ainsi, la juste mesure. Ca fait un moment que je cherchais un petit livre comme çà qui se lit vite et qui soit léger, qui ne demande pas de reflexion, juste rire de la situation.

Quelques extraits :
" Un jour, il est rentré avec sa traction dans un troupeau. Il a abimé quelques moutons mais il a pas écrasé le berger, il s'est arrêté juste devant."

Un moment, il parle d'un bistrot où son père est un grand habitué. Celui-ci fait des travaux et les gens disent alors que c'est le docteur Fournier qui les a subventionné.  JL Fournier regarde alors la définition de "subventionner" : aide financièrement.  Conclusion  : " Pourquoi maman, elle a pas ouvert un bistrot?"

Une autre histoire : on n'imagine le père complètement beurré (à la façon Coluche) donné le diagnostic à son patient : "Delirium Tremens". La femme du patient vient se plaindre car elle avait compris " derrière d'homme trop mince".

Et ainsi de suite, pleins de très courtes histoires s'enchaînent, c'est à en pouffer de rire.
Je craignais au début que l'on tombe dans la même écriture que le livre  "quand j'avais 5 ans, je m'ai tué", mais ici cette façon de raconter par les mots d'un enfant est un délice.

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Rédigé par majanissa

Publié dans #témoignage

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Publié le 16 Juillet 2006

Soazig est une jeune québéquoise en vacances en Bretagne, terre aux légendes qui font toujours rêver. Notamment la légende de la cité engloutie d'Ys : récit de la légende.
La légende : (extrait du site tourisme en Bretagne)
     
  Il s’agit d’une brutale submersion de la capitale du roi Gradlon de Cornouaille, en Armorique. Cette cité riche, brillante et réputée, est en même temps fragile, menacée par la mer. Construite en fond de baie, c’est une “ville basse”, en breton Ker-Is, protégée de l’océan par de fortes digues. On accède au port par une écluse, dont le roi seul conserve la clé à son collier.

Sans crainte du danger, on mène fort joyeuse vie en cette ville-close, à l’instar de Dahut, la fille de Gradlon, qui se livre à la débauche. Elle change sans cesse d’amants, les élimine soit par strangulation au lacet, soit au moyen d’un masque de soie qui se transforme à l’aube en griffes de métal. Un matin, arrive en ville un séduisant prince étranger ; Dahut l’invite. Amoureuse, elle consent à sa demande de dérober la clé au cou de son père endormi ; naïve, elle ne reconnaît pas le Diable, sous le bel habit rouge. Il ouvre le vantail à mer haute, les vagues s’engouffrent ; surpris en pleine nuit, les habitants tentent de fuir la noyade.

Soazig rencontre une jeune fille avec qui elle va vivre une sacré aventure. Elles découvrent une grotte dans laquelle se passent des choses pas normales. Elles vont jouer aux petites détectives pour arrêter les actes illégaux qui se passent dans cette grotte. Dans leur action, elles découvrent une autre curiosité. Une immense salle illuminée aux chandelles. Et si elles avaient découvert la cité engloutie d'Ys.

Un mignon conte pour enfants que j'aurais préféré plus étofé mais après tout c'est un livre jeunesse. Il est conseillé pour les plus de 9 ans, je conseillerai plutôt ce livre à des enfants d'environ 7 ans qui sont au stade de l'amélioration de la fluidité de lla ecture et la recherche de la compréhension. Un livre très plaisant et je conseille fortement aux parents de le lire avec leurs enfants.




















Ys comme si vous y étiez.

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Rédigé par majanissa

Publié dans #jeunesse

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Publié le 12 Juillet 2006

Osbert n'a que 10 ans lorsqu'en l'an 866, il devient Uthred, fils d'Uthred, à la place de son frère aîné. Celui-ci est mort de l'épée d'un dane nommé Ragnar. En cette année, les vickings ou danes ont décidé d'envahir l'Anglie et de posséder ses richesses. Une bataille plus tard, Uthred l'angle devient eldorman (comte) à la place de son père. Voulant venger celui-ci, Uthred du haut de ses 10 ans, se lance tête baissée vers Ragnar l'assassin, tentant de le tuer avec son épée "de dinette". Impressionné et amusé par ce gamin qui cherche à l'embrocher, Ragnar l'invincible l'enlève et l'élève comme un des siens. Partagé entre ses origines et sa famille d'adoption, Uthred fait son choix, il est dane et adorera leurs dieux et non pas le Seigneur qui ne semble pas vouloir venir en aide à son peuple de naissance. Mais tout change lorsque Ragnar meurt. Les danes ne sont donc pas tout puissant? Il n'a alors plus aucune raison d'être dane et retourne parmi les siens récupérer ses terres que son oncle lui a volé. Comment réagira son roi à son retour? Lui qui le croyait captif et qui apprend qu'il faisait parti de ce clan, qu'il les a trahi.
L'histoire est très prenante. On passe de bataille en bataille, de bain de sang en torrent de sang. On vogue parmi les us et coutumes des "vikings" et des angles. D'un côté les traditions "sauvages" et de l'autre dîtes d'une civilisation "évoluée". Mais je me suis prise à apprécier les danes malgré les rivières de sang qu'ils font couler et leur rage de tuer. Je les ai malgré tout trouver plus attachant que les angles, peut être qu'étant du côté du héros, j'ai également fait mon choix.
Je conseillerai ce livre plutôt à un garçon de part ses nombreuses batailles, ses clans... L'ensemble me fait penser aux seigneurs des anneaux sans le côté science fiction. Donc si vous vouliez lire "le seigneur des anneaux" mais que l'écriture vous a amené à laisser tomber, essayez celui-ci. C'est un des meilleurs livres de batailles moyen-ageuses que j'ai lu.
Il semblerait que les évènements relatés dans le livre aient vraiment eu lieu et que les grands personnages mis à part le héros aient réellement vécus. Il me faudrait un peu de temps pour replonger dans des manuels d'histoire donc je ne m'avancerai pas dans une certitude à propos de la véracité du récit. Mais qu'importe, l'histoire est vraiment bonne et le livre se laisse lire facilement.

le site officiel de  bernard Cornwell
(en anglais)











Et je dis un grand merci à mes camarades de promotion 2006 de l'ENIB : Thomas, les Marc, Erwan, Merci beaucoup de m'avoir offert ce livre, ce fut un immense plaisir que de le lire.

Il semble qu'il y aura une suite au livre, histoire à suivre.

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Rédigé par majanissa

Publié dans #historique

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Publié le 10 Juillet 2006

Après "Bonjour tristesse", découvert grâce au club de lecture d'auféminin et la pièce "Un château en Suède", pièce que j'avais beaucoup apprécié, je découvre ici "Avec mon meilleur souvenir", Sagan racontée par Sagan. Je savais d'elle qu'elle aimait la fête, s'amuser, qu'elle était quelque peu insouciante, qu'elle était une éternelle adolescente. J'ai découvert en plus, une véritable inconsciente que je n'aurais sans doute pas apprécié si je l'avais un jour rencontrée. Je n'apprécie pas ses penchants pour la foire, l'alcool voir plus. J'avais apprécié l'écriture de "Bonjour tristesse" bien que j'avais tout de même déjà remarquée une auteure assez libre mais de là à être détestable, je ne m'en étais pas doutée.
J'ai été étonnée par la construction du livre. Elle parle de ses amis : Billie Holiday, Tennessee Williams, sartre, était-ils vraiment des amis? J'aurais plutôt appelé çà des connaissances mais passons. J'ai été déroutée de ne même pas avoir un paragraphe sur sa famille, ses enfants, ses maris. Elle les évoque mais sans plus. N'était-ils pas assez important pour paraître dans ce livre? Ou ne font-ils peut être pas parti des meilleurs souvenirs.
J'ai eu tout au long de la lecture l'impression d'avoir en face une femme qui cherche à se perdre. Avec l'alcool, le risque, les montées d'adréline. Sa manière de s'amuser ainsi est-elle vraiment signe d'une vie bien vécue? Je ne pense pas. J'ai plutôt eu l'impression qu'elle s'enfonçait davantage au fur et à mesure.
Là où j'ai cru que j'allais balancer le livre, c'est lorsqu'elle parle de la vitesse. Je l'aurais eu en face de moi, je l'aurais giflé. Je cite : "90km/h en ville, 110 sur nationales [...]. C'est un plaisir précis, exultant et presque serein d'aller trop vite." J'ai cru que mes yeux allaient sortir de la tête. Ne pensait-elle toujours qu'à sa petite personne?
En bref, j'ai détesté l'ensemble mais j'ai aimé le passage sur Sartre que j'ai trouvé attachant. Ca me donne bien envie d'essayer au moins un de ces livres. Encore un livre à rajouter à ma PAL.
Je regrette en tout cas, d'avoir lu ce livre car c'était une auteur dont j'appréciais les livres.
Et décidément, j'ai du mal en ce moment à trouver de bons livres. Heureusement que mes deux autres lectures du moment relèvent le niveau : Le dernier royaume de Cornwell et suite française.

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Rédigé par majanissa

Publié dans #témoignage

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