Publié le 23 Novembre 2009



Vivaldi, italien de bonne famille tombe amoureux d’Elena de condition plus modeste. Elle vit avec sa tante, seule famille qui lui reste. De part la différence de niveau sociale, Vivaldi est sommé par ses parents de cesser son idylle. Son entêtement va lui causer d’être menacé. La tante d’Elena meurt empoisonnée et Elena est enlevée et retenue prisonnière dans un couvent. Vivaldi la retrouve, ils s’enfuient mais la mère de celui-ci est bien décidée à ne pas laisser se jouer cette amourette.

J’ai lu ce livre à cause de la parodie que Jane Austen fait d’Udolphe d’Ann Radcliffe dans Northanger Abbey. Mais je n’avais que l’italien de disponible du coup je me suis rabattue sur ce livre pour me faire une idée de l’auteur. Une sacrée surprise que ce fut. Une histoire mignonne mais violente d’un couple amoureux, d’une mère accrochée aux convenances, à son rang et son paraitre, au point de comploter avec son confesseur au sombre passé pour faire tuer la belle de son fils.  Je m’attendais à bien plus de nucheries et en fait j’ai trouvé que c’était moins gnan gnan que Jane Austen que j’adore malgré tout. L'auteur est plus sombre. Les couvents omniprésents sont austères et les "bonnes sœurs" sont loin d'être bien aimables et les religieux très loin d'être des saints, avec une touche d'inquisition qui me fait penser à la célèbre phrase : "j'ai les moyens de vous faire parler".

J’ai également été surprise par le style du livre. J’ai trouvé que le livre se lisait vraiment bien malgré qu'il date de 1797. Ceci est peut être du à la traduction que j’avais mais à mon gout, le livre n’a pas trop mal vieilli, mieux que les soeurs Bronte à mon gout (ouh la je vais m'attirer des foudres là mais j'assume).
En conclusion, une bonne lecture, très agréable, une bonne surprise.

Lu dans le cadre du défi

Voir les commentaires

Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

Repost0

Publié le 10 Novembre 2009

Ce que je sais de Vera Candida : Petite fille de Rose Bustamente et Jeronimo, fille de Violette et de père inconnu et mère de Monica Rose et Jeronimo.

 

Avant de devenir pêcheuse de poissons volants, Rose Bustamente était prostituée. Les hommes et leurs faiblesses, elle connait. Sa première rencontre avec Jeronimo « le chetsetteur » aux activités et passé troubles est houleuse.  La cabane de Rose sur la plage gène la vue de Jeronimo de sa maison sur la colline de Vatapuna, ville imaginaire d’Amérique du Sud. De sa visite dans sa villa pour capituler, elle ne redescendra que quelques mois plus tard enceinte. Violette, sa fille, est une enfant simplette. Alcoolique et facilement abusée, elle tombe à son tour enceinte d’une petite fille, Vera Candida. A la mort de sa mère, alors qu’elle n’a que 15 ans, Vera Candida est violée par son grand père devenu une déchéance. Elle sera celle qui cassera la chaine en fuyant à Latomeria où elle aura sa fille Monica Rose. Fière et forte, elle élève son trésor avec beaucoup d’amour et toute sa rage pour rester indépendante quitte à passer à côté de l’amour avec Itxaga un journaliste bien patient.

 

J’ai aimé la force et fierté de Vera Candida. Son amour pour sa fille m’a explosée le cœur. J’ai beaucoup apprécié la tournure du livre au niveau de son histoire d’amour avec Itxaga. J’ai bien cru qu’elle resterait trop fière pour s’accrocher à un homme considérant qu’ils sont décidément tous les mêmes. En effet, l’auteure n’est pas tendre avec la gente masculine. Les hommes sont des animaux qui font passer leur désir avant tout d’où le contraste avec les femmes qui luttent pour la survie de leur famille. D’un côté le plaisir, d’un autre le labeur.

 

J’ai apprécié ces femmes fortes et indépendantes. Elles montrent que l’on n’a pas besoin des hommes pour survivre et ferment le caquet de ceux qui pensent qu’on est bonne qu’à être entretenues et préparer leur repas. Il y a pourtant une petite chose qui a fait de l’ombre dans le livre et que je n’ai pas bien comprise, pourquoi avoir introduit des nazis en fuite ? L’évocation de l’enfance de Jeronimo aurait-elle du me donner de la pitié ? Une enfance délicate doit-elle excuser un comportement adulte ? La directrice du foyer pour jeunes mères doit-elle payer pour la position politique de son mari ? Alors qu’elle aide tant de jeunes filles faut-il ressasser son passé ?

Itxaga doit-il être jugé pour les actions de son grand père ? Vera Candida et sa lignée sont-elles condamnées à suivre les traces de sa lignée ?

Chacun a un passé douloureux, un passé à occulter pour aller de l’avant. Ce que je sais de Vera Candida est un mode d’emploi pour rayer le passé et avancer vers un avenir plus lumineux.

 

Une lecture rapide composée de très courts chapitres dans 4 parties. Les femmes apprécieront sans doute ce petit bout de femme, les hommes pourront s’insurger sur le portrait qui est fait d’eux.



Merci au site alapage.com de m'avoir offert ce livre.


Voir les commentaires

Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

Repost0

Publié le 9 Novembre 2009

Le noir va recouvrir la ville de Lamballe ce week end : les 13, 14 et 15 novembre 2009.
Sont attendus :

Les invité(e)s (sous réserve) :

Gérard Alle, Claudine Aubrun, Hafed Benotman, Thierry Bourcy, José Louis Bocquet, Briac, Gildas Chasseboeuf, Hervé Claude, Yvon Coquil, Michèle Corfdir, Stéphane Daniel, Sergeui Dounovetz, Caryl Ferey, Pascal Garnier, Karine Giebel, Claire Gratias, Christian Grenier, Françoise Guérin, Louarnig Gwaskell, Joseph Incardona, Fabienne Juhel, Jérome Leroy, Jean-Noël Levavasseur, Marcus Malte, Laurent Martin, Claude Mesplède, Pascal Millet, Denise Mina, Nadine Monfils, Jean Paul Nozière, Jean Hugues Oppel, Patrick Pécherot, Joe Pinelli, Jean Bernard Pouy, Bruno Ségalotti, Marc Villard, Lalie Walker.


 



 

Plus d'infos : http://fureurdunoir.free.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Majanissa

Repost0

Publié le 3 Novembre 2009

Le 8 novembre 2009 :


Dans le cadre du Festival de Dãns Treger 13ème salon du livre "Les terroirs de Bretagne"
Plus de 60 auteurs et associations Rencontre, ventes et dédicaces par les auteurs (en français et en breton)
Entrée libre
A la salle des fêtes de Plestin les grèves de 10 h à 18 h


 

Ce salon du livre étant assez proche de chez moi, je pourrai enfin retrouver l'ambiance d'un salon ce que je n'ai pas pu faire depuis de nombreux mois !! Je ne peux pas aller trop trop loin à cause de mistinguette puis avec notre recherche maison puis paperasse puis emménagement, nos week ends ont été bien occupés.


 

Autant dire que je bave littéralement sur cette annonce d'un salon du livre.

Le hic c'est que je n'arrive pas à trouver de programme donc si quelqu'un le connaissant ou si une maison d'édition voir auteur pouvait se perdre sur ce post et me renseigner sur le programme, j'en serai très heureuse :D!


 

Edit du 9 Novembre :


 

Ma pêche pour ce salon du livre :


 

Une auteur que j'affectionne tout particulièrement :

Evelyne Brisou Pellen et ses livres : La tribu de Celtill Tomes 1 et 2


 


 

Le très charmant et charmeur Laurent Segalen avec Du rififi chez les poulets

Toujours très agréable de rencontrer cet auteur , n'hésitez pas à visiter son site : http://www.laurent-segalen.com

 


Bruno Bertin avec les aventures de Vick et vicky : les sorcières de Brocéliande


 

et un autre dont je tais pour le moment le titre car il est prévu pour ma soeur.

Voir les commentaires

Rédigé par Majanissa

Repost0

Publié le 2 Novembre 2009

Jeanne issue de bonne famille a passé son adolescence dans un couvent. Son père la voulait pure jusqu’à son âge de se marier. Elle rêve du grand amour romantique, tendre, doux. Elle pense le trouver en la personne de Julien. Ils se marient et Jeanne devient femme avec les « devoirs » que ça entraine. Sa nuit de noces n’est pas des plus charmantes, il faudra attendre son voyage de noces pour qu’elle découvre qu’elle peut aimer physiquement. Le retour est plus délicat. Elle rentre dans une monotonie qui la pèse, son mari a réclamé sa propre chambre, il change dans son caractère, son aspect. Sa vie d’épouse est loin d’être celle dont elle rêvait. Elle devra faire face à l’adultère, le mépris de son mari, l’ignorance.

Sa vie de mère ne sera pas des plus réussie non plus. Son fils pire qu’un ingrat trop couvé, trop gâté, la ruine.

Elle s’éteint à petit feu que le temps passe. C’est un bébé qui la ramènera à la vie.

 

Je suis épatée que le livre ait été écrit par un homme. Les sentiments féminins y sont merveilleusement bien décrits. La peur, la douleur, le dégout de certains actes purement mâles, le délice de l’acte plus « mielleux ». L’amour inconditionnel envers son enfant. J’ai trouvé ça tellement bien décrit, tellement féminin que je reste sur ma surprise d’avoir lu un «Maupassant » dont je ne connaissais que le Horla et aux nouvelles à faire peur.

 

Un livre qui m’a vraiment beaucoup étonné et qui a été très agréable. 


Pour les élèves qui cherchent à ne pas lire le bouquin : http://guydemaupassant.mes-biographies.com/Une-vie.html


 



Voir les commentaires

Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

Repost0