Publié le 25 Février 2006

Gil n'a que 8 ans et est à l'hospital psychatrique pour enfant à cause de ce qu'il a fait à Rebecca. on apprend ce qui s'est passé à la toute fin. Toute une histoire où on sait qu'il a fait quelque chose d'assez grave sans savoir quoi. J'étais très curieuse de savoir ce que c'était, c'est surement grâce à çà que j'ai lu le livre jusqu'au bout. Je ne suis pas sure que je l'aurais fini sinon. Ce n'est pas un style fait pour moi.
L'écriture m'a agacée, le narrateur étant un enfant, il est évident que le français n'est pas parfait et par conséquent il y a des erreurs quasiment partout. C'est le genre de fautes d'enfants : "je m'ai" au lieu de "je me suis" en particulier. Ce genre d'écriture force à buter sur chaque expression ou forme verbale utilisée avec ces erreurs. Ceci rend la lecture assez lente, peu fluide. J'aurai du lire le livre à une période je pense, je ne pense pas qu'il m'aurait autant énervé si je l'avais lu plus jeune. De plus j'ai trouvé l'ensemble assez gonflant et chiant.
J'ai également trouvé ces enfants trop naifs pour leur âge,je n'ai pas trouvé çà crédible. Ils auraient eu environ 5 ans, j'aurais compris leur ignorence mais à 8 ans, certaines choses ne passent plus. Un enfant à 8 ans qui pensent que les femmes tombent enceinte lorsque leurs maris va acheter un ballon au magasin, je trouve çà pas du réaliste pour leur âge. En général, ils savent des choses plus avancées que çà.
J'aurais bien aimé lire la même histoire mais vu du côté du médecin comme les livres de Torey Hayden par exemple.







Un film en a été tiré, je ne l'ai pas vu, je ne sais donc pas ce qu'il vaut. Donc avis à ceux qui l'ont vu, quelle souvenir en avez-vous?

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Rédigé par majanissa

Publié dans #roman

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Publié le 20 Février 2006

Albérie a rejoint Isabeau à Paris avec Marie qu'elle fait passer pour sa fille et avec Ma, la louve autrefois Loraline. Tout va pour le mieux, Marie grandit dans la cour des miracles et Isabeau à la mort de Rudégonde est devenue la propriétaire de la boutique, ce qui lui donne une place de rang à la cour. La vengeance d'Isabeau réapparaît lorsque Chazeron se fait confier un poste à Paris.

On retrouve dans ce tome, Michel De Nostre Dame, plus communément appelé Nostradamus. Ce paragraphe mettant en scène ce mythe face à Paracelse m'impressionne beaucoup.
Une phrase qui m'a marqué : Le doigt du destin. Le hasard n'existe pas. Tout est écrit dans l'oeuvre de Dieu.
Cette phrase pointe du doigt une de mes grandes interrogations. Tout est-il écrit ou avons nous le choix de notre destin? Avec les années, j'ai compris que chaque action à sa conséquence, comme en physique, une action amène toujours une réaction. Cependant, dans la vraie vie, il faut prendre en compte des facteurs extérieurs qui font que dans certaines situations nos choix sont bons mais que si l'on change certains facteurs, ces mêmes choix deviennent moins bons. Et nous ne sommes pas maître de ses facteurs, j'en venais alors à me dire que nous ne sommes pas maître de la totalité de notre destin. D'un autre côté, il est parfois plus rassurant de se dire que notre vie est ainsi car elle était écrite ainsi. Enfin bref, le genre d'interrogations sans fin sur soi que l'auteur a su exprimer en quelques phrases.
Dans une deuxième partie de l'histoire, plus que jamais, Isabeau recherche le secret de la pierre philisophale. Ceci me fait penser à "L'alchimiste" de Coelho, c'était dans ce livre que j'avais découvert la légende de cette fameuse pierre. Dans le bal des louves, la différence de cette quête est la recherche de l'alakeist à des fins de transmutations qui aidera Ma et Albertine a retrouver une vie normale.
Un autre côté omniprésent de ce tome 2, est la vie à la cour. Après Isabeau, c'est marie qui se retrouve invitée à suivre le roi dans ses voyages. On y découvre les habitudes de la cour, les fêtes, les voyages mais surtout les intrigues amoureuses et la recherche du pouvoir.Nous sommes au coeur du système des épouses par devoir et des maîtresses officielles et officieuses. Ce point apporte une grande sensualité au livre. Sans être érotique, le livre nous amène sur l'acceptation du désir, de l'assouvissement de celui-ci. Il montre la différenciation entre le désir et l'amour. A voir maintenant, si l'on adhère à cette vision ou pas. Désirer un homme et aimer un autre, est-ce contradictoire? Les décisions de Marie tendent à montrer que non. Une autre interrogation me vient alors à l'esprit. Si le désir pour un autre est normal, où commence "l'infidélité"? Pour moi, elle commence lorsque l'on fait des choses que l'on n'aimerait pas que notre moitié nous fasse. "Ne fais pas ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse". Et pour vous, où cela commence?
En bref, nous avons ici, une écriture bien plus sensuelle, tendre et douce qui se lit avec volupté. Ce n'est plus le côté dur et sauvage du tome 1. L'histoire a gagné en profondeur, en faits et en intérêt.
Une autre chose qui m'a beaucoup fait rire, est l'introduction du personnage de Rabelais dans l'histoire. Nous avons une confrontation de style entre Rabelais et Ronsard. Et me vient à l'esprit la confrontation de "Gargantua" et "Pantagruel", deux géants fan de nourritures que l'on pourrait associer à des porcs (Notons que ces deux personnages étaient des caricatures des nobles et de la cour qui avaient l'habitude de ses orgies de nourriture) et en face, nous avons ces vers "Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au Soleil". Le contraste avec les géants grotesques et les mots mignonne, rose, soleil est vraiment drôle je trouve. Ce passage m'a beaucoup fait rire. Une personne qui m'aurait vu rire comme çà, m'aurait prise pour une folle. Mais vraiment lorsque vous lirez ce passage avec Rabelais, souvenez vous des personnages de Gargantua et Pantagruel et vous verrez que la scène devient très comique ainsi que les scènes décrivant les repas. Le livre se termine sur la recherche ininterrompue de l'alakeist et là d'autres légendes se rejoignent : Les tablettes de Salomon, le temple de l'arche. Enfin, le livre se conclut d'une manière particulièrement étrange sur une légende très célèbre, légende qui m'a talonné tout au long du livre et que j'ai apprécié retrouver à la toute fin.
En résumé, une lecture très appréciable qui mêlent de nombreuses croyances.

Site de mireille calmel

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Rédigé par majanissa

Publié dans #saga

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Publié le 12 Février 2006

Justine est une femme à la vie tranquille et réussie jusqu'à ce jour où un appel va la faire basculer. C'est l'hospital. Son fils a été renversé alors qu'il rentrait cher lui, par un chauffard qui a pris la fuite. Malcom est dans le coma.
Après une première phase d'incompréhension par rapport à l'état de son fils (Qu'est ce qu'un coma? A quoi correspondent les différents degrés de coma? Combien de temps peut-il rester ainsi?), nous avons la scène concernant la déposition de la plainte. On comprend alors dans quelle détresse va se trouver notre héroïne.
Les enquêteurs manquent de personnels, leurs dossiers s'accumulent un peu plus chaque jour. On devine aisément que l'enquête va traîner.
Quoi de plus terrible pour une mère que de voir son fils dans le coma et de savoir que le responsable n'est toujours pas inquiété à cause des lenteurs de l'enquête.
On a une première lueur d'espoir lorsqu'un couple est soupsonné grâce aux témoignages de témoins mais celle-ci tombe très rapidement.
En enfin, grâce à l'indication d'un policier, Justine va savoir. Elle part avec sa fille et sa belle-mère à la rencontre de la personne responsable de l'état de son fils, malgré l'incompréhension de son mari. Mais Justine a besoin de comprendre. Comprendre comment cette personne peut prendre la fuite après un pareil accident. Et comment celle-ci peut vivre normalement avec çà sur la conscience. On suit cette mère sur le chemin de la confrontation avec ce chauffard. On comprend ses hésitations au moment décisif puis elle prend courage et se décide à affronter l'individu qui lui a brisé sa vie, son couple, son fils.
Le dénouement de l'histoire étonne et çà n'en est que plus appréciable.

Au niveau de la structure du livre :
Justine est mariée à un anglais, nous rencontrons donc de nombreuses expressions anglaises. On retrouve également une chanson des Supertramp que je vais m'empresser de réécouter pour vérifier les indications données dans le livre à propos de la chanson et auxquelles je n'avais jamais fait attention en écoutant celle-ci.
Une autre allusion à la culture anglophone est le prénom de la fille de Justine, Georgia en hommage à la chanson de Ray Charles, "Georgia on my mind". Et là, la chanson m'est revenue en mémoire et je revois Ray Charles nous chantant cette merveille. Les autres musiques évoquées me sont par contre inconnues, il y en a une des "Cure" qui a éveillée ma curiosité et que j'essaierai de trouver.

Ensuite, dans mon édition (Plon), chaque chapitre est haché en petits sous chapitres très courts. Dans certains cas, cela rend la lecture plus rapide car çà permet des changements de décors et des personnages très rapides. Dans mon cas, comme je le lisais durant mes pauses, cette strucure m'a également permi de ne pas quitter le livre en cours de paragraphe, ce que j'ai trouvé vraiment très pratique. J'aime beaucoup ces livres où les chapitres sont courts et permettent de quitter et reprendre la lecture si facilement.

Puis, l'écriture est simple malgré le franglais qui a l'avantage d'ajouter du rythme à la lecture à mon avis. L'histoire est prenante. On ressent la douleur de cette femme, de cette mère. On se demande comment on réagirait à sa place. Surement de la même façon voir même peut être d'une manière encore plus agressive et hargneuse envers la police.

En bref, une lecture qui ne traîne pas et agréable à lire. J'ai apprécié les sentiments qui sont bien développés et bien approfondis, notamment la détresse da la mère plus remarquée que celle du père plus discrète. Ceci amène une sorte de froideur de la part du père. Ces différentes réactions apporte une cassure dans le couple car il stagne une incompréhension voir intolérance dans l'expression des sentiments de l'autre. On voit l'importance de s'ouvrir, de communiquer avec sa moitié surtout dans ces situations difficiles. C'est le genre de moment dans un couple où soit çà passe, soit çà casse.

Merci Tatiana pour ce nouveau bijou et j'attends le prochain avec impatience.

Site de Tatiana De Rosnay

Blog de Tatiana De Rosnay

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Rédigé par majanissa

Publié dans #roman

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Publié le 12 Février 2006

Buddy est un petit garçon à la vie un peu trop tranquille à son goût. En raison de cet ennui, Buddy à la mauvaise habitude de raconter des histoires. Ce soir de grand chaleur, il cherche un peu de fraicheur en sortant dormir dehors. Il assiste alors au meurtre d'un homme chez ses voisins. Il tente d'avertir ses parents, la police mais personne ne le croit. Il devient alors un témoin à éliminer.

Mon édition était écrit en gros caractères. 135 pages avec cette police, il faut environ 1H30 - 2H pour le lire. Parfois, lorsque votre petite famille regarde des conneries à la télévision, c'est bien pratique d'avoir ce genre d'histoire à portée de main.
L'histoire en elle même n'est pas exceptionnelle mais est intéressante, absolument pas développée mais qu'importe, on passe un bon moment beaucoup moins ennuyeux qu'avec la TV.
C'est le genre de lecture qui serait apprécié d'un enfant de 14-15 ans car c'est  une histoire courte et simple. L'auteur utilise des mots très simples.

Quelques mots sur l'auteur : (1903 - 1968)
Une vingtaine de romans, des centaines de nouvelles. Surnommé "l'Edgar Poe du vingtième siècle", il fut un grand écrivain de suspense, un "artiste de la peur" comme l'écrivit François Truffaut qui porta deux de ses romans à l'écran : "La mariée était en noir" et "la sirène du Mississipi". Une de ses nouvelles est à l'origine d'un des meilleurs films d'Alfred Hitchcock : "Fenêtre sur cour".

Je ne connaissais absolument pas l'auteur bien que je connaisse évidemment les films cités ci dessus. Quand ma PAL aura quelque peu diminué, j'essaierai d'approfondir ma connaissance de cet auteur.

Article sur l'auteur

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Rédigé par majanissa

Publié dans #policier

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Publié le 9 Février 2006

On commence le livre sur un tableau représentant un laboureur et Georges Sand nous évoque la condition du paysan contrastée avec celle du "seigneur", celui qui en fait le moins et qui s'enrichit le plus. On retourne le livre pour voir de quand date le livre? 1846. Et un siècle et demi plus tard, quel discours Georges Sand aurait pu avoir? Le même avec des situations différentes bien sur mais avec une conclusion identique.  Une phrase de ce premier chapitre intitulé "l'auteur au lecteur" m'a interpellée : "La peur ne guérit pas l'égoïsme, elle l'augmente."  Ca résume bien la nature humaine je trouve.

Ensuite, l'auteur enchaîne sur une description du labour et quel beau souvenir que d'imaginer la scène qu'elle sait si bien décrire. Je n'ai pas connu la charrue et les boeufs mais je me souviens avoir entendu mes grand parents évoquer leurs souvenirs d'enfance et de travaux à la ferme avec les chevaux de labour : les chevaux de traie. Ces énormes chevaux avec un postérieur qui fait au moins le double des étalons.

Après cette très belle description des champs et du travail de la terre qui ont tendance à me rendre nostalgique de ma campagne, l'histoire en elle même débute. Germain part à la Fourche pour prendre femme. Il propose d'amener la petite Marie qui a trouvé du travail dans une ferme voisine. Germain apprend à connaître Marie et en tombe amoureux.
L'histoire est simplette mais je l'ai aimé. J'ai adoré la lecture du livre. J'avoues avoir malgré moi un petit peu triché. Ce livre "la mare au diable" a trainé quelques années dans le tiroir de chevet de mon compagnon, parmi multes divers objets et notamment des restes de bâtons d'encens. Et lire cette histoire d'amour avec cette odeur que j'aime tant imprégnée à chaque page du livre, a été un vrai plaisir.

En bref, l'histoire est mignonne mais on devine dès le début le dénouement. L'ensemble est très bien écrit et surpasse les histoires de prince charmant et princesse des petites filles. Ce que je retiens par contre, c'est le déroulement de la noce qui nous est expliquée en toute fin. J'apprécie que Georges Sand nous fasse vivre ces coutumes de noces des temps plus anciens. Peut être se doutait-elle qu'il fallait garder des souvenirs et retranscrire ces rites qu'elles savaient allant en disparaissant.
Ce qui m'a bien fait rire c'est surtout le groupe du fiancé qui assiège le logis de la fiancée. Je trouve çà romanesque et la mise en scène montre l'importance de ces coutumes associées au mariage. Ce n'était pas comme aujourd'hui, où les mariages sont moins traditionnels et cérémonieux et plus administratifs.

Un autre point du livre que j'ai remarqué est cette ressemblance de style avec "la petite fadette" du même auteur. J'avais beaucoup aimé lire "la petite fadette" étant adolescente. Ca m'a fait plaisir de retrouver cette écriture.

lien vers le site de Georges Sand



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Rédigé par majanissa

Publié dans #roman

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Publié le 6 Février 2006

Le jour de ses noces avec Benoît, Isabeau est violée par le seigneur des terres. Benoît est pendu et Isabeau jetée nue aux loups après son calvaire.
Isabeau est reccueillie par la meute et met au monde une fille, Loraline. Au fil des années, Isabeau n'a de cesse de mettre au point sa vengence, pour cela, elle va se servir de sa fille.

Tout au fil du récit, on a deux versions de cette vengence, celle de Loraline et celle de sa tante Alberti. Le résultat est le même évidemment mais les doutes sur le déroulement des actions apportent des doutes sur les sentiments qu'éprouvent les personnages les uns envers les autres, ce qui m'a amené à considérer parfois les victimes comme des bourreaux. J'ai eu à la lecture du livre, des sentiments assez mitigés envers les personnages.

D'un côté, Loraline se fait utiliser par sa mère pour sa vengence alors que celle-ci n'a rien à voir dans cette histoire. Elle n'est que le fruit de la sauvagerie d'un seigneur, elle a le droit à une vie normale et d'être aimée. Ce côté m'a pas mal révolté et malgré la pitié que j'avais ressenti pour Isabeau, elle m'a aspiré à un moment un certain dédain.
D'un autre côté, on a Alberti rejetant tous les méfaits sur sa nièce alors qu'elle même a sa responsabilité. on sait bien que c'est stratégique mais elle joue bien le jeu de la petite innocente qui n'a rien à voir dans les histoires de vengence de sa soeur.
En bref, un livre qui m'a embrouillée dans mes sentiments envers les personnages. J'ai bien aimé cette façon de passer de la victime effrayée à la femme renaissante et mordante. Les personnages ne jouent pas les victimes tout au long du livre, c'est appréciable. Les femmes savent prendre du poil de la bête, j'ai aimé cette façon d'être.

Cependant, on se demande à un moment, le pourquoi d'un tel acharnement à se venger alors que toutes ont retrouvé le bonheur. On se dit qu'elles auraient pu se contenter de ce qu'elles avaient, tout se serait alors terminé. Sans vengence mais avec l'amour. Mais non, nos héroïnes ont choisi le chemin de la vengence. En route donc vers le tome 2.

Le livre est très prenant, l'écriture est simple et facile. Un bon moment passé en compagnie de ces personnages.

lien vers le site de Mireille calmel : Mireille Calmel

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Rédigé par majanissa

Publié dans #saga

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