Jean Louis Fournier est un petit garçon qui parle de son père. Il est médecin, souvent docteur des pauvres, il apprécie que ses patients le paient en nature (de préférence alcool) lorsqu'ils n'ont pas les moyens de payer en argent. Son père aime particulièrement donner ses consultations au bistrot du coin. Comme tout alcoolique, il est d'une humeur changeante et peut changer de face d'un clignement de l'oeil.
J'ai trouvé le livre plutôt drôle et pourtant le sujet ne porte pas à rire. Mais la façon dont le récit est tourné rend le livre éclatant. C'est un bon moment de détente assez court. Plus long, il en aurait été saoulant donc c'est parfait ainsi, la juste mesure. Ca fait un moment que je cherchais un petit livre comme çà qui se lit vite et qui soit léger, qui ne demande pas de reflexion, juste rire de la situation.
Quelques extraits :
" Un jour, il est rentré avec sa traction dans un troupeau. Il a abimé quelques moutons mais il a pas écrasé le berger, il s'est arrêté juste devant."
Un moment, il parle d'un bistrot où son père est un grand habitué. Celui-ci fait des travaux et les gens disent alors que c'est le docteur Fournier qui les a subventionné. JL Fournier regarde alors la définition de "subventionner" : aide financièrement. Conclusion : " Pourquoi maman, elle a pas ouvert un bistrot?"
Une autre histoire : on n'imagine le père complètement beurré (à la façon Coluche) donné le diagnostic à son patient : "Delirium Tremens". La femme du patient vient se plaindre car elle avait compris " derrière d'homme trop mince".
Et ainsi de suite, pleins de très courtes histoires s'enchaînent, c'est à en pouffer de rire.
Je craignais au début que l'on tombe dans la même écriture que le livre "quand j'avais 5 ans, je m'ai tué", mais ici cette façon de raconter par les mots d'un enfant est un délice.
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