roman

Publié le 11 Juin 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41MS9NmOt9L._SS500_.jpgDepuis que son père a quitté le foyer familial, il y a trois ans, Ronnie refuse de lui adresser la parole. Cette année, sa mère a décidé que Ronnie et son frère Jonah iraient passer les vacances d’été chez leur père. Ronnie est dans une phase de rébellion, elle s’attire des ennuis, elle est désobéissante. Ses vacances chez son père n’annonce pas d’amélioration dans son comportement. Pendant ses vacances, elle rencontrera Blaze, encore plus en rébellion qu’elle ainsi que Marcus, le petit ami de Blaze, au fond particulièrement mauvais. Elle rencontrera également le beau et athlétique Will qui sera son premier amour.

Et si l’amour était la clé pour changer totalement une personne ?


C’est du Nicholas Sparks comme je l’aime. Il y a une belle histoire, c’est mièvre, c’est mignon. Je suis en période où j’apprécie de lire des histoires romantiques, le ciel est bleu, la vie est rose. Malgré la tragédie qui conclue le livre, je n’ai pas eu de sentiment de tristesse mais une plénitude en fait. Je me suis sentie bien après la lecture du livre. J’ai trouvé les deux adolescents, Ronnie et Will, agréable à suivre. Leurs histoires est sympathique. Le père est compréhensif, sacré zénitude, je ne suis pas sure que je pourrai avoir les mêmes réactions dans son cas. En bref, une lecture détente/loisirs très appréciable.

 

Un point négatif, les nombreuses coquilles du livre. C'est bien la première fois que je vois autant d'erreurs dans un livre édité par Michel Lafon et les dialogues des adolescents manquent de crédibilité sur un point. Ils vont sur leurs dix-huit ans et sont complètement incapables de faire une négation correcte. Un "pas" sans le "ne" de temps à autre, ça passe, mais à chaque fois, je trouve que ça fait un peu beaucoup.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 3 Juin 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51dMno1xt7L._SS500_.jpgLe narrateur est un acteur, beau, aux cachets mirobolants, la star du moment à Hollywood. Il est pourri gâté, exigeant, capricieux, collectionne les femmes sans se soucier de leur prénom. Lors d’une soirée, comme à son habitude, il choisit une femme dans l’assemblée. Elle s’appelle Juliette, elle est française, professeur de danse. Il va tomber amoureux d’elle. Il l’entraine dans son monde. Il ne cherchera pas à s’améliorer lui faisant subir tous ses penchants. Jusqu’où tiendra leur idylle ?

 

Autant le dire de suite, je n’ai pas accroché. J’ai fait le rapprochement avec le côté un peu sordide de 99 francs de Beigbeder que je n’avais absolument pas aimé. Ce côté sex, drug and money, ce n’est pas mon dada, j’aurais préféré que le livre accentue sur la relation entre le narrateur et Juliette. Mais bon, le « je » est un homme imbu de sa petite personne, égoiste, centré sur lui-même donc il est normal que le livre soit centré sur lui, sa débauche et moins sur les sentiments des autres. On retrouve un univers bling bling, irréel, tourbillonnant, blasé, fané, en majorité bien trop loin des limites qui sont les miennes. En bref, un livre qui n’est pas fait pour moi mais tout de même bien écrit, agréable à lire et qui plaira à bien d’autres, je n’en doute pas.

 

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 26 Avril 2010

http://lafonpublishing.com/img/Les_Collines_de_la_chancem_1269877808.jpgCooper est un petit citadin de onze ans en vacances chez ses grands parents, éleveurs de chevaux dans les Black Hills dans le Dakota du Sud. Il y rencontre Lilly, la fille d'un couple de fermiers ami des grand-parents de Cooper. Ils deviennent amis puis les années passant, ils tombent amoureux. Mais Cooper la quitte et devient policier à New York. Elle est dévastée, déprimée. Elle se consacre alors à sa passion de la nature, des animaux sauvages et fonde la réserve naturelle Chance, son rêve de jeunesse. A son retour d'un voyage au Pérou, elle apprend que Cooper est revenu aider ses grand-parents. Son coeur se serre. Comment va t'elle supporter de vivre dans le même voisinnage que celui qu'elle aime toujours. Mais une autre menace les préoccupe. Un meurtrier a décidé de s'en prendre à Lilly. Pour quelles raisons? Jusqu'où ira t-il pour atteindre son but?

J'ai trouvé le duo Cooper - Lilly adorable pendant leur jeunesse, mignon pendant leur adolescence et con arrivé adulte. Pas bien loin de la réalité ;). La nature a une très grande place dans ce livre, je dirai même plus importante que l'histoire entre Cooper et Lilly. Ce qui aurait du être le fond devient à mes yeux le sujet principale du livre. Les collines, la forêt, les animaux, les chevaux. J'ai bien apprécié le décor, je l'ai trouvé agréable, naturel. Comme toujours avec Nora Roberts, cette lecture est une très bonne détente. L'histoire est simple, l'écriture fluide, également très simple. Les relations entre les personnages sont agréables, rien de bien compliqué non plus. On ressent les liens forts entre les protagonistes, on s'y attache. Un livre très appréciable le soir pour se relâcher avant de rejoindre Morphée.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 2 Avril 2010

Après avoir terminé cette semaine le tome 1 de Twilight, j'ai appris que Stephenie Meyer avait réécrit ce livre mais du point de vue d'Edward, ça devait être le tome 5 intitulé Midnight Sun. Une personne "bien attentionnée" ayant dévoilé une partie du livre sur internet, Stephenie Meyer a décidé de diffuser les 12 premiers chapitres sur son site.

 

On retrouve exactement la même histoire, les mêmes personnages mais cette fois ci plus ciblés sur les Cullen. On en apprend davantage sur eux et j'ai enfin eu une première partie qui montrait un Edward profondément vampire ce que Fascination ne montrait pas. Dans les premiers chapitres, on a le buveur de sang en plein montage de scénarios pour pouvoir se délecter de Bella, au parfum si irrésistible. Et décidément Edward me fascine. Il le devient un peu moins lorsque le côté amoureux prend toute la place. Le côté mystérieux s'évanouie mais pour moi qui n'ait pas lu les autres tomes, une énigme continue de maintenir mon intérêt. Quelles sont les fameuses visions d'Alice? Ca me donne encore plus envie de continuer la suite de la saga.

En bref, je ne suis pas sure d'apprécier que Stephenie Meyer utilise au plus possible son filon et pourtant, retrouver son écriture est toujours un pur bonheur pour moi donc après tout pourquoi pas? Et être du point de vue d'Edward est franchement agréable :). Dommage que ce piratage remette l'expérience en question.

 

Pour la traduction française : Midnight Sun

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 24 Mars 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51dPRmHP%2BlL._SS500_.jpgAnwell, jeune adulte se meurt d’une maladie inconnue. Alors qu’il sent la fin proche, il se remémore certains épisodes de son enfance. Son discours démarre par sa rencontre avec Finnigan. Un petit garçon des bois qui semble voir et entendre tout ce qui se passe dans la petite ville de Mulyan. Anwell est un garçon ridiculisé par ses camarades, mal aimé par ses parents pour qui il est un accident, un poids. Anwell subit brimades, moqueries, punitions sans pouvoir de rébellion. Finnigan qui est son « ami » lui propose un pacte. Anwell sera l’ange, celui qui ne fait pas de mal, celui qui sera toujours sage, il deviendra « Gabriel ». Finnigan lui sera l’antechrist, il fera le mal. Après ce pacte, une série d’incendies se déclare. Gabriel soupçonne Finnigan d’être derrière ce désastre. La peur au sein de la population entraine dénonciations et suspicions. La colère gronde. Gabriel commence à craindre Finnigan et le somme d’arrêter ses mauvaises actions mais ce n’est pas un souhait de ce dernier.

 

Encore un livre qui me laisse mitigée mais je pense que c’étais le but de l’auteur et je trouve qu’elle a réussi un sacré travail pour me rendre dingue. J’ai eu du mal avec les flash-backs, je n’arrivais pas à faire une chronologie de l’enfance d’Anwell et je ne comprenais pas non plus son présent (un passage du final m’a soulagée sur cette incompréhension). J’avais du mal à cerner Finnigan et à comprendre qui il était et son chien me déstabilisait aussi. Là encore, heureusement que le livre ne finit pas en queue de poisson.

A la lecture du résumé et des premières pages du livre, mon hypothèse était que Gabriel était le bien et Finnigan le mal, le tout formant Anwell. Je n’ai pas confirmation de ça et la révélation sur Finnigan me laisse sceptique. Cette révélation est-elle une conséquence de la démence d’Anwell sur la fin de sa vie ou une alternative pour ne pas assumer ses actes ? Et donc une question se pose toujours pour moi, qui était l’incendiaire ? j’ai un gros soupçon mais qui n’est pas confirmé.

Mon bilan sur ce livre n’est donc pas négatif mais pas follement enthousiaste non plus. J’admire l’écriture de l’auteur pour m’avoir gardée dans le flou, dans une incompréhension aussi importante alors que les scènes prises une à une sont bien claires. Cette remarque amène forcément le côté plus négatif, j’ai l’impression de n’avoir absolument rien compris :D. Mon sentiment global sera celui d’avoir été soufflée. Ce livre me fait penser au film « sixième sens » lorsque l’on ne comprend qu’à la fin ce qu’est Bruce Willis. Il y a des détails qui le font comprendre tout au long du film et notamment le fait que personne ne parle jamais au psychiatre que joue Bruce Willis, personne ne lui adresse jamais la parole. Dans ce livre, j’ai retrouvé le même détail. Personne n’adresse jamais la parole à Finnigan même lorsqu’il accompagne Anwell et ça l’était notamment flagrant dans une discussion avec le policier de la ville. En bref, une lecture peu fluide, difficile à mes yeux mais qui me laisse un arrière gout loin d’être désagréable.

 

Merci à Livraddict et aux éditions "j'ai lu".

 

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 16 Mars 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/411t9wByugL._SL500_AA300_.jpgRoméo est Mauricien. Alors qu’il est un jeune garçon, son père colérique et imprévisible quitte le foyer familiale. Sa mère se retrouvant seule, part pour la France afin de trouver du travail. Elle le fera venir en France quand elle pourra payer son billet d’avion, en attendant il vit chez sa tante. Il rejoindra sa mère trois ans plus tard. Il ne ressent plus rien pour cette inconnue. Il a des difficultés d’adaptation, sa scolarité se passe mal. La vie s’annonce difficile pour lui.
Marie est issue de la bonne société bourgeoise parisienne. Sa mère a quitté son père pour vivre avec son amour de toujours. Alors qu’elle entre dans l’adolescence, sa mère lui annonce que son vrai père est en fait son nouveau compagnon. Sa mère quittera son vrai père quelques mois après le mariage qu’elle attendait tant. Marie est envoyée en pension et rentre peu souvent dans son « foyer ».

Le livre est construit sur une alternance des chapitres racontant l’enfance puis l’adolescence et la vie d’adulte de chacun jusqu’à leur rencontre. Suite à leur rencontre, on continue sur une alternance de leur point de vue sur leur vie à deux. Le déroulement de la vie de chacun est assez intéressant, on suit deux êtres meurtris aux milieux totalement différents, éducations différentes, situations financières opposées. Mais les blessures sont les mêmes. La tristesse et le mal-être peut toucher n'importe quelle personne sans faire de différence de classe, de couleur de peau, d'éducation.  Cette première partie aurait été très bien si je n’avais pas désespérement attendu leur rencontre. On attend plus de la moitié du livre pour qu’ils se trouvent et la façon dont ça se déroule me déçoit énormément. Je ne m’attendais absolument pas à ça.

De plus, on démarre le livre avec un Roméo tout bout de chou, tout mignon et on finit avec un mangeur de femmes (ok la quatrième de couverture nous prévient) qui se la pète. Il se prend pour un dieu à qui les femmes vouent un culte une fois qu'elles y ont goutées. Je ne supporte pas ce genre de comportement donc c'était clair que Roméo allait m'être insupportable. Côté construction de sa vie, des choses m'ont gênées, j'ai trouvé que ça clochait. Il dit avoir connu plus d’une centaine de femmes mais il nous parle de ses amours avec qui il reste plusieurs années pour certaines. Il y a un passage entre l’ado et l’adulte qui s’est fait et que je n’ai pas réussi à suivre. Même la suite j'ai eu bien du mal à suivre. La chronologie que j’ai essayée de faire dans ma tête a dérapé, il me manquait des "bouts de vie", je me suis trop souvent dit :"ça va pas ça!"
J’ai également perdu le fil avec Marie. Ca a démarré lorsqu’elle est dans le coma. Il m’a fallu un moment pour comprendre pourquoi elle était là et par la suite, on n’en parle plus. Ce n'est peut être qu'un détail de l'histoire mais moi ce passage m'a marqué donc je n'ai pas compris qu'on passe aussi vite sur ce point. Et comme pour Roméo, je suis perdue dans le déroulement de sa vie. Renaud était tout son univers, tout se passe bien, leurs rapports sont bons puis un peu plus tard, il l’a molle car il se sent rabaissé. Mince le discours varie trop pour moi.

Et enfin cette fameuse rencontre. Là ma lecture devient catastrophique. Je ne supporte absolument plus Marie. Je suis incapable de la comprendre car incapable d’être aussi dépendante d’autrui. Mon indépendance c’est ma liberté, ce dont je suis le plus fière et je n’arrive pas à comprendre les femmes qui s’accrochent ainsi à un homme. Je trouve ça dégradant. Ensuite, elle tombe dans la méchanceté avec lui. Franchement des deux, lequel est le plus mauvais envers l'autre. Je trouve qu'ils se valent bien, d'aussi mauvaise foi l'un que l'autre. Qu'ils aient besoin l'un de l'autre je n'y crois pas, qu'ils étaient tout l'un pour l'autre, j'y crois encore moins, qu'ils étaient fous l'un de l'autre, je n'y crois pas du tout. C'est le sentiment que la narration me donne. Chaque chapitre commence par une abondance de sentiments forts qui passent à la haine en moins d'une page. Est-ce que les narrateurs ne cherchent pas à se voiler la face pour en fin de compte s'ouvrir, se lâcher et vociférer et ça dès le début de leur relation.

J'ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Trop de changement de discours à mon gout. Je m'étais attachée à ces deux gosses mais une fois adulte ils m'ont énervée. Ils se mentent à eux même et du coup à nous aussi puisqu'ils nous confient leurs sentiments. Ce n'était pas le genre de lecture que j'attendais. J'attendais de la passion, il n'y en a aucune entre eux. Pour ne pas m'énerver et abandonner ce livre, j'ai préféré faire des pauses et ai dépassé le mois imparti.
Je m'excuse donc auprès des éditions Robert Laffont et livraddict pour mon retard.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 5 Mars 2010

http://img.over-blog.com/187x300/1/68/30/35/1-Couvertures/vestige_aubes.jpgWerner Von Lowinsky était un industriel du 19è siècle, il possédait une usine familiale de fabrication d’armes dans le New Jersey. C’est un homme qui aime l’élégance,  il a un langage soigné, tout du dandy agréable à voir et à écouter.

Au 21è siècle, Barry Donovan est flic à New York. Il est actuellement sur une affaire délicate de meurtres qui touchent des hommes respectables.

Ces deux personnages vont se rencontrer sur un tchat. Le ton raffiné de l’un comme de l’autre va les rapprocher et une amitié nait entre eux. Barry trouve un confident à qui confier ses difficultés sur son enquête. Werner, cet homme d’un autre temps, aura le désir de dévoiler sa nature à cet ami qui va lui devenir très cher. Dans un premier temps, Werner utilise ses pouvoirs pour protéger et aider son ami sur cette enquête aux dessous sordides.

 

Le livre commence par « Je suis mort », je ne pourrai pas vous expliquer mais de suite j’ai aimé le ton. On n’y va pas par quatre chemins, pas de détour. Werner se présente, se décrit et je l’ai de suite bien apprécié. Il m’a fait penser aux personnages d’« entretien avec un vampire », film que j’ai beaucoup apprécié. J’ai une image très nette de Werner dans mon esprit. J’ai eu un peu plus de mal avec Barry au début. J’avais un apriori du fait qu’il était flic à New York. J’avais en tête le rustre et l’alcolo de service, j’avais peur qu’il ne fasse tâche dans mon décor. Mais non, Barry est également un homme très gracieux.

L’enquête est intéressante mais elle est pour moi secondaire. Je préfère voir comment la relation entre ces deux personnages va évoluer. D’un côté, un vampire qui doit se nourrir et qui a des manières parfois animales et l’homme de loi qui punit le crime. J’étais curieuse de connaitre les histoires de chacun. Comment Werner est devenu vampire et pourquoi Barry est considéré comme dépressif. Ils ont tous les deux un lourd passé qui se ressemble, qui d’autres qu’eux pourrait comprendre leur douleur ?

J’ai apprécié la façon dont Werner approche la frontière avec l’humanité. C’est un vampire, c’est normalement un être sans âme, sans cœur, capable de tuer de sang froid et pourtant sa manière de frôler l’humanité passe très bien. Je déteste Werner pour sa sauvagerie mais il est bien difficile de lui tenir rigueur. Malgré mon dégout pour lui à certains moments, il n’y a rien à faire, je l’aime bien.

 

Une fois les relations entre nos deux protagonistes bien établies, je me suis à nouveau intéressée à l’enquête. Elle commençait à avancer davantage et à devenir plus passionnante. Sur la fin elle repasse en premier plan et il est bien difficile de quitter le livre avant d’avoir le dernier mot de l’histoire.

 

En bref, un livre que j’ai vraiment adoré. Je l’ai lu d’une traite, je ne voulais pas me coucher et c’était une torture que de fermer le livre sans être arrivée à la fin.

Une amitié que je trouve charmante. Je me suis attachée à ces deux personnages et au vu de la dernière page, une suite est plus qu’envisageable. En tout cas je l’attends avec impatience. J’avoue même être un peu agacée de ne pas déjà avoir la suite… En tout cas ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas enthousiasmée pour un livre, ça fait plaisir !

 

Le site de l’auteur: http://www.dskhara.com/

Un autre avis sur le livre : http://librairie.critic.over-blog.fr/article-fiche-n-560-les-vestiges-de-l-aube-de-david-s-khara-45544178.html

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 3 Mars 2010

C’est rare que Mr Maja et moi lisions les mêmes livres, nos préférences ne vont pas vers les mêmes genres ;). Ce livre était l’occasion pour nous deux d’avoir une lecture commune, de faire un truc ensemble.

Ce livre est composé de courts textes qui prennent exemple de la fameuse correspondance codée entre Georges Sand et Alfred de Musset. Il faut prendre le texte dans tous les sens pour essayer de trouver un message cohérant, coquin, qu’il était nécessaire de cacher. Je ne suis malheureusement pas très douée, Mr Maja l’est bien plus que moi dans ce genre de jeux. Il m’a fallu utiliser les indications presqu’à chaque fois. Je n’ai réussi à trouver que les plus évidents, ça m’a légèrement agacé ;). Ensuite, j’ai trouvé que les textes manquaient parfois de sens pour pouvoir introduire le message caché. J’ai souvent été interloquée par ce manque de fluidité dans certains textes, je me demandais quel était le lien d’une phrase avec la précédente. Le besoin d’avoir un message caché au détriment du texte initial se ressent. De plus, en discutant avec Mr Maja, je lui ai dit que j’avais été lassée au bout d’un moment, je n’avais plus l’envie de lire les lettres. C’était parfois des messages crus, redondants qui m’ennuyaient. Il pense que ce n’est pas un livre qu’il faut lire d’une traite, il faut jouer avec une lettre de temps à autre. Et c’est peut être là qu’on a raté le coche. On a lu le livre l’un après l’autre. On aurait sans doute du le lire ensemble. Chercher les messages ensemble. Jouer ensemble. Mais j’ai une sainte horreur qu’une personne lise le même texte que je suis en train de lire et en même temps que je le lis… Enfin bref, je pense qu’on a mal joué sur ce coup là et qu’on est passé à côté d’un bon moment à deux.

 

J’ai quand même bien apprécié certaines correspondance et notamment celle entre un curé et sa paroissienne.

Ca m’a fait plaisir de pouvoir partager une lecture avec majanissa. Ca ne nous est pas arrivé très souvent !

Pour ce qui est du thème, l’idée du livre est très intéressante et amusante. Il ne faut biensur pas lire le livre en une soirée car au vu du nombre de texte ça devient très vite lassant.

Par contre, prendre quelques minutes dans la journée pour découvrir les doubles sens (voir plus) d’un texte est très agréable.

J’ai quand même quelques regrets sur cette lecture… Je m’attendais à plus de variété dans les différentes lettres. J’aurais même bien vu un thème SMS. On a plus eu l’occasion de placer quelques doubles sens par ses messages très (trop ?) courts. Cet angle aurait mérité d’être exploité, ça nous aurait surtout rappelé de bons souvenirs ;-)

A conseiller tout de même pour des lecteurs à 2

Merci à BOB et aux éditions Points de nous avoir proposé cette lecture.

 

Je ne peux clore ce billet sans mettre la correspondance entre Sand et Musset que j’avais étudié en terminal et que j’avais adoré.

Lettre de George Sand à Alfred de Musset :
 

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puise être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.

 

George Sand


Réponse d'Alfred de Musset :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset


La réponse de George est une merveille de concision :

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand

 

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 15 Février 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Gvv7vqh2L._SS500_.jpgL’astronome aura passé sa vie le nez dans les étoiles pour le compte du roi d’un royaume dont on ne connait pas grand-chose sauf qu’il se situe près de la mer. Le jour où il devient aveugle, il est remplacé par un jeune savant et se voit relégué au rang de « retraité ». Las d’être ainsi confiné et se sentir si inutile, il quitte le château avec son fidèle compagnon, le chat, pour une vie de bohème le long de la mer. Cependant, l’hiver finit par arriver et l’astronome ne peut plus se permettre de dormir à la belle étoile. Il trouve refuge chez le gardien du phare dont il va casser la monotonie et sauver la vie. Je suis particulièrement mitigée sur ce livre. Je ne pense pas avoir réussi à l’apprécier complètement. C’est une écriture poétique, délicate, au vocabulaire riche et aux dialogues de français un peu vieilli. Mais voilà le vocabulaire a été trop riche pour la non-littéraire que je suis. On touche ici une de mes hontes, mon vocabulaire à la limite du pauvre et est-ce encore de mon âge d’avoir son dictionnaire à proximité pendant une lecture. Evidemment que oui, il n’y a pas d’âge pour combler ses lacunes mais voilà je n’en ai pas eu le courage alors j’ai eu la fainéantise de laisser passer des mots que je ne connaissais pas. Malgré tout, cette sorte de conte m’a transportée. L’histoire est lumineuse malgré sa fin. Elle est belle et malgré ma difficulté quant au style appliqué, il faut le dire, c’est quand même très bien écrit. C’est simplement dommage que moi je ne sois pas à la hauteur. J’aimerais donner sa chance à ce livre et j’aimerais qu’il trouve une personne apte à l’apprécier à sa juste valeur. Qui serait tenté de le recevoir ?

Merci à BOB pour me l'avoir fait transmettre et aux éditions Ramsay de l'avoir proposé.

Pour d'autres avis c'est sur le site de BOB.
Et pour une discussion avec l'auteur, Anne Catherine Blanc, c'est toujours chez BOB.

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Publié le 10 Février 2010

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51EHDRbFcEL._SS500_.jpgIl y a un an, Sarah, la femme de Paul Anderen disparaissait sans laisser de trace. L’enquête est vite close, des femmes qui se font la malle et qui ont besoin de prendre le large, il y en a des dizaines par jour. Au bout d’un temps, elles réapparaissent, le plus souvent pour les enfants.

Ca n’a étonné personne ce départ. Elle quittait enfin ce gros con qui la laissait trimer pendant qu’il jouait les artistes à la plume sèche. Mais ils s’aimaient et jamais elle n’aurait laissé les enfants, pour Paul c’est une certitude.  A présent il faut survivre. Il espère trouver un  nouveau souffle en revenant à ses racines, à Saint Malo. Aidé de son frère et sa belle sœur, l’objectif est à présent de se construire une vie à trois.

 

Deuxième ouvrage d’Olivier Adam que je lis et je retrouve des similitudes avec « Je vais bien, ne t’en fais pas », ouvrage qui m’avait beaucoup touchée. Ici encore, je ne suis pas restée insensible. Une disparition brutale, une reconstruction avec des blessures à vif, l’incertitude, un foyer familiale à la dérive. J’ai trouvé ce père d’un courage épatant. Alors oui, c’est un gros con, il boit trop, il devrait se remuer le lard un peu plus et reprendre en main sa vie. Facile de se dire ça en tant que lecteur que nous sommes alors que son monde s’est écroulé. Sans être parfait, je l’ai trouvé admirable. Cette histoire arrive à n’importe qui, c’est ce qui fait que le livre marque. On a beaucoup à apprendre de Paul malgré ses défauts.

Du côté de Sarah, je m’attendais à focaliser sur un éventuel retour, au moins pour les enfants qui souffrent et sont à la dérive sans rien demander et sans l’avoir mérité. Mais le sujet du livre n’est pas là, c’est avant tout suivre trois êtres meurtris en quête de bonheur et renaissance.

En bref, un livre attachant, bien écrit et qui sent bon la mer, la Bretagne, l’espoir, la tendresse et l’amour paternel.

 

Lu dans le cadre du challenge "les coups de coeur de la blogosphère" proposé par Théom auquel je ne me suis pas inscrite mais dont j'avais émis ici quelques intérêts.


 

http://lh6.ggpht.com/_1crAKXAesig/SudF2pKUjeI/AAAAAAAAAH8/BQi4S9jIApw/coeur%20vs3.jpg

 

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Rédigé par Majanissa

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