Cousine K - Yasmina Khadra
Publié le 8 Décembre 2006
Les souvenirs d'un homme méprisé par sa mère qui idolatre son frère Amine et la cousine K. Pourquoi sa mère ne l'aime pas et le traite ainsi? Est ce parce que c'est lui qui a découvert son père pendu, massacré par les villageois lorsqu'il avait 5 ans? Cette raison ne me convient pas. Mais en tout cas, on ne saura pas pourquoi ses proches le traitent ainsi. Pour eux, il est inutile, dérangeant et exaspérant.
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses souvenirs le conduit à la folie meutrière. On ne peut alors que constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas été remarquée, le lendemain elle est fânée.

l'avis de Gouli
l'avis de Frisette
l'avis de Lilly
GROS COUP DE GUEULE
Article sur Cousine K paru dans l'humanité
"Placé sous les auspices doubles de Maïakovski et de Nietzsche, le dernier roman de Yasmina Khadra se présente comme un texte extraordinairement ramassé, en lequel se concentre une immense violence muette. Humaine, presque trop humaine, serait-on évidemment tenté de dire. Un simple monologue intérieur, conduit de main de maître par cet ancien officier de l'armée algérienne, qui a d'abord dû, pour publier, se dissimuler sous un pseudonyme féminin, avant d'enfin pouvoir se dévoiler. Ainsi qu'à son habitude, Yasmina Khadra propose ici une prose âpre, tendue à l'extrême, au-delà des notions faciles de bien et de mal. Car il dit avec une sorte d'obstination rageuse certaines profondeurs fangeuses de l'âme humaine, paradoxalement proches d'un désir d'élévation. Cette littérature, où l'intériorité n'apparaît jamais dissociée des phénomènes du monde, compte assurément parmi ce que les écrivains algériens nous adressent de plus fort aujourd'hui." Jean-Claude Lebrun. L'Humanité. 20 novembre 2003
Franchement çà vous donne envie de lire le livre après un article pareil?
Qu'est ce que viennent faire "Maïakovski", "Nietzsche" ici?? Décourager le potentiel lecture qui en voyant le mot ""Nietzsche" ne va même pas continuer plus loin et se dire : ce livre n'est pas pour moi... Et le reste de l'article, je ne le trouve vraiment pas tentant!! Et vous?
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses souvenirs le conduit à la folie meutrière. On ne peut alors que constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas été remarquée, le lendemain elle est fânée.

l'avis de Gouli
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GROS COUP DE GUEULE
Article sur Cousine K paru dans l'humanité
"Placé sous les auspices doubles de Maïakovski et de Nietzsche, le dernier roman de Yasmina Khadra se présente comme un texte extraordinairement ramassé, en lequel se concentre une immense violence muette. Humaine, presque trop humaine, serait-on évidemment tenté de dire. Un simple monologue intérieur, conduit de main de maître par cet ancien officier de l'armée algérienne, qui a d'abord dû, pour publier, se dissimuler sous un pseudonyme féminin, avant d'enfin pouvoir se dévoiler. Ainsi qu'à son habitude, Yasmina Khadra propose ici une prose âpre, tendue à l'extrême, au-delà des notions faciles de bien et de mal. Car il dit avec une sorte d'obstination rageuse certaines profondeurs fangeuses de l'âme humaine, paradoxalement proches d'un désir d'élévation. Cette littérature, où l'intériorité n'apparaît jamais dissociée des phénomènes du monde, compte assurément parmi ce que les écrivains algériens nous adressent de plus fort aujourd'hui." Jean-Claude Lebrun. L'Humanité. 20 novembre 2003
Franchement çà vous donne envie de lire le livre après un article pareil?
Qu'est ce que viennent faire "Maïakovski", "Nietzsche" ici?? Décourager le potentiel lecture qui en voyant le mot ""Nietzsche" ne va même pas continuer plus loin et se dire : ce livre n'est pas pour moi... Et le reste de l'article, je ne le trouve vraiment pas tentant!! Et vous?