L'attentat - Yasmina Khadra
Publié le 27 Novembre 2006
Tel Aviv, un restaurant bondé, un attentat suicide.
Lorsque l'explosion se fait entendre à l'hospital de Tel Aviv, tout le monde se prépare à accueillir le flux de blessés qui ne tardera pas. Parmi les médecins, le docteur Amine Jaafari, arabe nationalisé israëlien va voir son monde s'écrouler. Pendant la nuit, le cadavre de la kamikaze est amené à l'hospital, il s'agit de Sihem Jaafari, sa femme.
Pour Amine, c'est impossible, sa femme tant aimée et chérie ne peut être la meurtrière de tant de personnes et encore moins une tueuse d'enfants. Pour la police, il ne fait aucun doute que le docteur est également dans le coup, après tout il reste un arabe. Malgré l'absence de preuve et sa remise en liberté, le respecté docteur Jaafari devient un ennemi des israëliens qui le lynchent.
Ce mari bafoué, surpris, terrifié se met alors en quête de la vérité. Oui sa femme est bien la kamikase, elle n'était donc pas heureuse avec lui? Comment a t-elle manigancé cette horreur sans qu'il ne s'en rende compte? Il ne connaissait donc pas la femme avec qui il était marié depuis plus de dix ans? Depuis quand la trompe t-il ainsi?
Amine court derrière des réponses difficiles à rattraper sur un chemin plus que dangereux qui va l'amener au coeur même du conflit sanglant qui oppose Israël à la Palestine.
Pour les arabes, Sihmed est une martyre, un exemple à suivre, une héroïne, de quel droit son mari vient bafouer son souvenir et sa bonne action?
Pour les Israëliens, il est un extrémiste, sa femme l'était donc lui aussi et souvenez vous qu'il est arabe.
Ou est donc sa place? Peut être devrait-il commencer à réfléchier à sa propre existance. C'est ce qu'il va faire et s'en est tout aussi douloureux pour lui que la recherche de la vérité.
L'histoire est formée comme un cercle représentant le cercle vicieux qu'est le conflit Israëlo-palestinien. Le livre montre bien que la violence appelle la violence.
J'ai apprécié cette description sans voile, très franche de la communauté intégriste. Il ne prend pas de gant, on se demande comment il a osé et je dis chapeau.
Le livre explique également cette croyance hallucinante du bien fait de la guerre sainte. Par son sacrifice et son carnage, un kamikaze est béni. On se dit alors que les gens en général sont bien faciles à berner. Quel "Dieu" offre le paradis à des tueurs? Quel "Dieu" approuve les massacres?
(Suite à un des commentaires et une suite par mail, dois je m'autocensurer sur ces 3 lignes ou pas? Elles représentent un sentiment que j'ai eu à la lecture du livre et semble n'avoir pas été apprécié. Lorsque je jugerai que je suis réellement à côté de la plaque, je retirerai ces lignes!)
Le plus du livre : Le thème de l'attentat est développé sans détour, sans ombre. On entre dans le monde cruel et vicieux de la riposte et vengeance.
Le moins : J'ai trouvé dommage qu'il ne parle pas davantage de la riposte israëlienne et qu'il ne parle casiment que de l'intégrisme islamique. On voit cependant cette riposte à la fin du livre et c'est d'ailleurs elle qui va déclencher la scène commençant et terminant le livre.

D'autres avis sur l'attentat : Kalistina
Barbabella (Mes lectures)
Lo (chez lo)
Clarinette
Cathe
Gouli
Hydomielle
Le site de l'auteur
Le post du club de lecture d'auféminin : l'attentat
Le post du club de lecture de supertoinette : l'attentat
Lorsque l'explosion se fait entendre à l'hospital de Tel Aviv, tout le monde se prépare à accueillir le flux de blessés qui ne tardera pas. Parmi les médecins, le docteur Amine Jaafari, arabe nationalisé israëlien va voir son monde s'écrouler. Pendant la nuit, le cadavre de la kamikaze est amené à l'hospital, il s'agit de Sihem Jaafari, sa femme.
Pour Amine, c'est impossible, sa femme tant aimée et chérie ne peut être la meurtrière de tant de personnes et encore moins une tueuse d'enfants. Pour la police, il ne fait aucun doute que le docteur est également dans le coup, après tout il reste un arabe. Malgré l'absence de preuve et sa remise en liberté, le respecté docteur Jaafari devient un ennemi des israëliens qui le lynchent.
Ce mari bafoué, surpris, terrifié se met alors en quête de la vérité. Oui sa femme est bien la kamikase, elle n'était donc pas heureuse avec lui? Comment a t-elle manigancé cette horreur sans qu'il ne s'en rende compte? Il ne connaissait donc pas la femme avec qui il était marié depuis plus de dix ans? Depuis quand la trompe t-il ainsi?
Amine court derrière des réponses difficiles à rattraper sur un chemin plus que dangereux qui va l'amener au coeur même du conflit sanglant qui oppose Israël à la Palestine.
Pour les arabes, Sihmed est une martyre, un exemple à suivre, une héroïne, de quel droit son mari vient bafouer son souvenir et sa bonne action?
Pour les Israëliens, il est un extrémiste, sa femme l'était donc lui aussi et souvenez vous qu'il est arabe.
Ou est donc sa place? Peut être devrait-il commencer à réfléchier à sa propre existance. C'est ce qu'il va faire et s'en est tout aussi douloureux pour lui que la recherche de la vérité.
L'histoire est formée comme un cercle représentant le cercle vicieux qu'est le conflit Israëlo-palestinien. Le livre montre bien que la violence appelle la violence.
J'ai apprécié cette description sans voile, très franche de la communauté intégriste. Il ne prend pas de gant, on se demande comment il a osé et je dis chapeau.
Le livre explique également cette croyance hallucinante du bien fait de la guerre sainte. Par son sacrifice et son carnage, un kamikaze est béni. On se dit alors que les gens en général sont bien faciles à berner. Quel "Dieu" offre le paradis à des tueurs? Quel "Dieu" approuve les massacres?
(Suite à un des commentaires et une suite par mail, dois je m'autocensurer sur ces 3 lignes ou pas? Elles représentent un sentiment que j'ai eu à la lecture du livre et semble n'avoir pas été apprécié. Lorsque je jugerai que je suis réellement à côté de la plaque, je retirerai ces lignes!)
Le plus du livre : Le thème de l'attentat est développé sans détour, sans ombre. On entre dans le monde cruel et vicieux de la riposte et vengeance.
Le moins : J'ai trouvé dommage qu'il ne parle pas davantage de la riposte israëlienne et qu'il ne parle casiment que de l'intégrisme islamique. On voit cependant cette riposte à la fin du livre et c'est d'ailleurs elle qui va déclencher la scène commençant et terminant le livre.

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