Au secours, je suis une marâtre - Dominique Devedeux
Publié le 28 Octobre 2010
Je recopie
la présentation de l'éditeur:
Les marâtres se rebiffent. Plus de deux millions en France, elles sont caricaturées, humiliées, detestées. Les belles-mères en ont assez de cette guerre d'usure qui les oppose à leurs belles-filles. Une guerre où elles sont toujours perdantes. Et ce n'est pas faute d'avoir tout essayé pour faire de leur foyer le havre de paix, le nid d'amour qu'elles imaginaient en s'installant avec leur compagnon. Car l'homme qu'elles aiment leur apporte en cadeau des enfants qui ne les accepteront jamais, surtout si ce sont des filles. Fondé sur de nombreux témoignages, ce pamphlet drôle et revigorant s'adresse à tous les acteurs de la famille recomposée. Rassurez-vous, l'auteur est aussi une marâtre, pourtant ça ne se voit pas, elle n'a pas d'ongles crochus ni de poils au menton.
Je suis un peu embêtée car en choisissant ce livre lors de l'opération masse critique organisé par Babelio, je pensais lire un livre sur les belles mères dans le sens mère du compagnon. Autant ma belle mère est adorable, gentille, j'ai comme la majorité des femmes parfois un peu de mal ;). Elle est justement trop tout, trop ce que moi je ne suis pas. Laquelle d'entre nous n'a pas eu la remarque : "Ca ne vaut pas celui de ma mère ;)" ou l'envie de dire à nos chères moitiés : "et bien tu n'as qu'à y retourner chez ta mère!". Enfin voilà, je voulais un livre drôle sur les belles mères.
A la place c'est un livre sur les vraies marâtres, méchantes et malveillantes des contes de fées. C'est à leur tour à présent d'équilibrer la balance et de dénoncer ces petites pestes, pétasses de fifille à leur papa. Je m'attendais à une série de témoignages mais en fait on a quelques anecdotes rapportées par ci par là, rien de très convaincant. L'auteur veut nous convaincre que toutes les belles filles sont des pourritures, j'ai un peu de mal car au vu des exemples je crains alors que j'étais moi même pour mes parents biologiques une véritable connasse et que ma propre fille est une sale teigne. Il y a certaines choses décrites dans le livre que j'ai moi même faites à mes propres parents de manière consciente mais que voulez vous, les gamins sont des morveux. Les belles filles n'ont pas l'exclusivité de la bêtise.
Ensuite le père apparait passif et aveugle aux agissement de sa très chère progéniture. J'ai des doutes que tous les pères soient à ce point aussi laxistes et je doute également que cette situation soit réservée aux familles recomposées. J'accorde évidemment qu'être une belle mère n'est pas chose facile mais comme la fin du livre le conseille, être belle mère n'entraine pas la lourde tâche d'éducation. Etre belle mère ce n'est pas remplacer le rôle de mère. C'est un bon conseil que donne le livre et les seules phrases que j'ai apprécié.
Ensuite au niveau de l'écriture, les termes et les idées sont répétées sans cesse, j'ai eu l'impression de tourner en rond. Les mots pour désigner les belles filles sont injurieux (comme tente de le faire refléter mon avis). Le livre n'est pas suffisamment posé, réfléchi, détaillé. Les témoignages sont un gros manque. L'ensemble ressemble à une vengeance qui manque de recul, au sang trop chaud, trop haineuse. La vengeance n'est-elle pas un plat qui se mange froid?
Cependant j'aimerais tout de même laissé sa chance à ce livre. Si une belle mère martyrisée par la chère et tendre fille du papa est intéressée pour le lire, envoyez moi un mail, je vous l'enverrai.