temoignage

Publié le 2 Janvier 2008

Un récit drôle d'humour un peu noir à la première personne du singulier d'un homme qui a du mal à accepter de vieillir. Chaque paragraphe est très court sur un ton assez cassant. J'ai 25 ans et j'ai beaucoup ri. Beau papa qui vient de fêter ses 50 ans semble le prendre différemment. Qu'il se rassure, il est encore loin du dernier cheveu noir. 
Pour le moment, je le prend avec humour, on verra dans un autre quart de siècle ce qu'il en sera d'atteindre le cap du demi.

Quelques extraits :

" Vous savez comment on s'aperçoit qu'on vieillit ? quand on dit : je ne me suis jamais senti aussi jeune ".
" Quand vous entendrez le docteur à votre chevet dire : "c'est la fin", essayez, malgré votre état, de faire rire une dernière fois.
Ajoutez : " des haricots". "

dernier-cheveu-noir.jpg

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 10 Octobre 2007

Zana muhsen a 15 ans , Nadia , sa soeur, en a 14  lorsqu'elles sont vendues par leur père pour 1300 livres chacune. 
De père yéménite et de mère anglaise, elles sont toutes excitées de partir pour les vacances d'été  à la découverte du pays natal de leur père : le Yémen.  Zana mettra 8 ans à rentrer. Nadia  n'est toujours pas revenue.
Parties pour des vacances de rêves, elles se retrouvent mariées à des garçons qui ne sont encore que des gamins. D'après le beau père de Zana, elle pourra rentrer chez elle lorsqu'elle sera tombée enceinte. Un mensonge parmi tant d'autres...
Elles seront pendant toutes ces années exploitées, violées, battues. Elles vivent dans le dénuement. Nadia sera la première enceinte. Un deuxième suivra l'année où Marcus le fils de Zana montrera le bout de son nez.
Aujourd'hui Nadia aurait 6 enfants. Zana a du laisser au Yémen son fils Marcus pour pouvoir rentrer chez elle. Un sacrifice pour essayer de tous les ramener, mais pour le moment ça semble mission impossible.

J'ai entamé ce livre car il était dans ma PAL et que je voulais plus l'y faire figurer. Ca faisait longtemps que je n'avais pas mis le nez dans ce genre de récit. Evidemment j'ai été bouleversée par l'histoire. C'est pénible ce genre de situations. Mais je suis frustrée à la lecture de témoignages dans ce genre. Car aujourd'hui quels sont les changements? Aucun. Tous les ans, de nouvelles "affaires" sortent. Difficile de lire ça et de se dire que de toute façon si une arrive à revenir, une autre prendra sa place. Décidément très frustrant comme livre.

L'image “http://membres.lycos.fr/nadia1/Nadzana2.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 3 Août 2007

Offert par mes parents à mon anniversaire, ce livre promettait beaucoup. Comment ça nous avons des fripouilles, des brutes, des meurtriers dans ma mignonne petite région qui semble quand même moins barbare que Paris... Et bien je me trompe nous avons notre lot de méchants petits canards dans la marre. Entre le vampire du clocher, le monstre de la lande, les tueurs de saint sacrement, le Noël sanglant de deux innocents ou l'abominable crime de Bégard, les titres des différentes nouvelles composant ce livre promettaient. 
Je m'attendais à une atmosphère étouffante digne de Bellemare, à des affaires vraiment frappantes. Non les costarmoricains ne sont pas les petits paysans calmes qu'ils semblent être. Et puis grosse déception. Rien de très prenant en fin de compte. Des affaires dignes de n'importe quelle partie du monde : infanticide, fraticide, meurtre avec vol. Oui les crimes sont terribles mais ce n'est quand même ceux qui sortent du lot. Ce n'est pas comme Londres et son Jack, le gévaudan et sa bête.  J'ai été super déçue. Je ne retrouve pas les lieux car il n'y a aucune description. Ce n'est pas le petit frisson que j'ai avec le maitre de l'angoisse : bellemare! Ca faisait un moment que je n'avais pas fait ma curieuse avec ce genre de livres et là je me suis trouvée un peu pathétique avec celui-ci. Tant pis, au suivant ;-)

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Dans la même collection, il y a les grandes affaires criminelles de Savoie, Touraine, du Nord, du Loir et CHer, Tarn, Val de Marne, vaucluse, Creuse, Eure et Loire, Alsace, Auvergne, Ile et Vilaine, Aveyron, Gascogne, Gironde, Loire, Lozère, Meuse, Seine Maritime : http://www.deboree.com/les-grandes-affaires-criminelles_c7_p1.html

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 18 Juillet 2007

C'est la suite de "84 Charing Cross Road" que j'ai lu il y a peu de temps et que j'avais adoré. Je m'étais attachée à Helene malgré son côté autoritaire, insatisfaite, elle était cependant pleine de générosité et touchante.
Dans cette suite, Helene a publié les lettres de sa correspondance avec FD (Franck Doël), son interlocuteur de la librairie Marks&Co du 84 CHaring Cross Road. Le livre est un succès et va être édité en Angleterre. Pour les besoins de la promotion, la maison d'édition l'invite à venir à Londres. Elle va enfin pouvoir réaliser son rêve de visiter cette ville et de rencontrer la veuve et la fille de Franck Doël. Mais son arrivée est également attendue par beaucoup d'autres personnes. Miss Hanff est très accessible et se retrouve invitée à tout bout de champ. Elle recontrera ainsi le colonel si exhubérant, PB plus aristocrate, ect...
Elle va avoir l'occasion de visiter Londres et ses alentours confiée aux mains d'experts. Un moment agréable pour cette amoureuse de Shakespeare et de nombreuses autres références (que je ne connais malheureusement pas :-(, décidément trop cultivée pour moi cette Helene). 
On retrouve donc cette adorable Miss Hanff à l'air bougon, fascinante, piquante. Je ne suis pas sure que je l'aurais apprécié si je l'avais rencontré mais à travers le livre, je la trouve géniale. 
J'aime ertaines remarques qu'elle peut faire, gaffeuse mais si naturelle et spontanée que ça ne peut qu'être mignon.

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 31 Mai 2007

Je l'avais vu chez Flo. La lecture, la tendresse, la vie, l'amitié, l'humour, tout y est.

Hélène est une passionnée de livres rares et anciens. Elle tombe sur l'annonce de la librairie du 84 Charing Cros Road et tente sa chance. La première lettre d'une correspondance qui va durer 20 ans.

Son réceptionniste des souhaits et envoyeur de trésors, Franck Doël va devenir plus qu'une signature en dessous d'un "bien cordialement" ([HS]ah que je déteste cette formule faux cul [/HS]). Ils vont se prendre d'amitié grâce au coeur généreux d'Hélène qui aura l'attention de leur envoyer des colis des Etats Unis vers Londres qui subit la restriction suite à la deuxième guerre mondiale.

Un livre que j'ai trouvé bien mignon. Tous les personnages me plaisent dans leur sincérité, spontanéité. L'échange de lettres est un procédé d'écriture de livre qui me plait beaucoup. Une lecture bien agréable et je suis assez tentée par le film.

hanf.jpg

Les avis de :

Papillon
Allie
Lhisbei
Etoile de mer
Yue yin

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 3 Mai 2007

L'auteur revient sur l'histoire de sa mère, Perla, qu'il vient de perdre. En 1944, Perla, juive est déportée à Auschiwtz. Elle y subit l'humiliation, la privation, les expériences. Elle en reviendra cassée, marquée à vie. Elle rencontre plus tard André, le père de l'auteur.

Le livre est un hommage à cette mère et femme qui a connu une grosse part d'atrocités qu'elle n'a pas pu partager et qu'elle a du garder tant bien que mal en elle. Malgré ses moments sombres, craquages, elle fut une mère aimante et maternelle.

Le livre m'a fait penser au livre de Torey Hayden "La forêt des tournesols". L'histoire est casiment la même avec une dérivation fondamentale. Le livre est touchant, les mots atteignent leur but. J'ai aimé le lien entre la fin (la mort) et le commencement (la grossesse de sa mère puis la naissance de son fils).

Le seul "hic" a été l'étalage de connaissances. Le livre est très riche en références, je me suis sentie super inculte. Mais bon, je les ai noté, lorsque j'en aurais le temps, je me renseignerai.

L'avis de Florinette

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Rédigé par Majanissa

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Publié le 28 Février 2007

Sept filles en colère est un reccueil de nouvelles.

Je m'adresse à vous Mesdames, Mesdemoiselles, ne vous est-il jamais arrivé de vous prendre un rateau mémorable, de vivre une histoire d'amour ou histoire d'un soir épouvantable, de vous prendre des gadins inoubliables? Ne faîtes pas les timides ou les fières, nous sommes toutes passées par là ;-).
Ce reccueil met en situation ce qui nous est arrivé à toutes. Entre les soirées arrangées par les potes avec des hommes plus ou moins louches, les histoires où l'on sent que l'on nous cache quelque chose d'énorme. Ou encore les histoires avec des hommes "je m'en foutiste" qui vous oublie aussi vite qu'ils vous ont connu.  Les hommes qui ne vous invitent jamais chez eux (çà ne cacherait pas quelque chose?), les hommes qui veulent des histoires sans histoires ect...
Il y a également les histoires plus mignonnettes de rencontres insolites, sympathiques mais parfois frustrantes, pas dans nos attentes. Difficile de trouver chaussure à son pied et parfois de longs essayages et de nombreuses boutiques sont nécessaires.
Ce livre parle de tout çà. Jai trouvé que çà ressemblait à la pièce "Monologues du vagin" mais sur le thème du gadin amoureux . Un livre écrit par des femmes POUR des femmes. C'est vraiment très agréable à lire, drôle et si proche de nous...

Les contributrices :
Sonia Bricout, Claudine Colozzi, Mounia Daoudi,Hélène Piot,Sophie Prévost, Elizabeth Tchoungui,Lucile Vanweydeveldt

N'hésitez pas à visiter le blog des sept filles en colère : ici

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Rédigé par majanissa

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Publié le 31 Décembre 2006

Quel bonheur pour ce couple qui va bientôt devenir parent! Et puis, c'est le déchirement et la séparation alors qu' "Elle" n'a que quelques mois. Jamais cette mère ne va prononcer le prénom de la "Petite Fille". J'ai d'abord cru que c'était parce qu'elle la rejetait car elle ne parlait au début que des difficultés d'être une mère et encore en plus seule avec "Elle". Et puis on se rend compte qu'en fait, elle est une mère formidable et que le "Elle" est utilisé comme un pronom de grande importance comme on dit "Lui" pour Dieu comme elle dit "Il" pour le père car il reste une personne fondamentale dans le tableau. Jusqu'à ce que la rupture se fasse profonde et qu'elle dise "son père".
Dans ce livre le couple c'est "Elle" et la narratrice, sa mère. Celle-ci explique les pièges, les difficultés et les bonheurs d'être une famille mono-parentale. La semaine chez maman, un week end de temps en temps chez papa. Qui supporte le moins bien, la mère ou la fille? On se pose parfois la question.
Tout au long du livre, on voit une mère qui Adore son enfant mais qui se trouve souvent dépassée par les "Pourquoi" et les questions de celui-ci. Le schéma parental n'est plus le même et les inquiétudes sur le développement de l'enfant sont très présentes. L'auteur explique le problème du foyer mère-enfant formant un couple à la place du foyer couple-enfant. Y a t-il alors la place pour d'autres personnes dans ce tandem? Pour remédier au problème, la mère engage des filles au pair, adopte un chat... On sent qu'elle veut éviter le tête à tête permanent avec sa fille et avec la lecture on la comprend.
Un livre très intéressant sur le modèle monoparentale qui pourrait rassurer certains parents dans cette situation voir même les aider. Pour les familles "typiques", c'est un bon livre pour mieux comprendre les difficultés rencontrées par ces parents qui élèvent seuls ou par alternance leurs enfants.











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Rédigé par majanissa

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Publié le 8 Décembre 2006

Les souvenirs d'un homme méprisé par sa mère qui idolatre son frère Amine et la cousine K. Pourquoi sa mère ne l'aime pas et le traite ainsi? Est ce parce que c'est lui qui a découvert son père pendu, massacré par les villageois lorsqu'il avait 5 ans? Cette raison ne me convient pas. Mais en tout cas, on ne saura pas pourquoi ses proches le traitent ainsi. Pour eux, il est inutile, dérangeant et exaspérant.
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses souvenirs le conduit à la folie meutrière. On ne peut alors que constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas été remarquée, le lendemain elle est fânée.











l'avis de Gouli
l'avis de Frisette
l'avis de Lilly

GROS COUP DE GUEULE

Article sur Cousine K paru dans l'humanité
"Placé sous les auspices doubles de Maïakovski et de Nietzsche, le dernier roman de Yasmina Khadra se présente comme un texte extraordinairement ramassé, en lequel se concentre une immense violence muette. Humaine, presque trop humaine, serait-on évidemment tenté de dire. Un simple monologue intérieur, conduit de main de maître par cet ancien officier de l'armée algérienne, qui a d'abord dû, pour publier, se dissimuler sous un pseudonyme féminin, avant d'enfin pouvoir se dévoiler. Ainsi qu'à son habitude, Yasmina Khadra propose ici une prose âpre, tendue à l'extrême, au-delà des notions faciles de bien et de mal. Car il dit avec une sorte d'obstination rageuse certaines profondeurs fangeuses de l'âme humaine, paradoxalement proches d'un désir d'élévation. Cette littérature, où l'intériorité n'apparaît jamais dissociée des phénomènes du monde, compte assurément parmi ce que les écrivains algériens nous adressent de plus fort aujourd'hui." Jean-Claude Lebrun. L'Humanité. 20 novembre 2003

Franchement çà vous donne envie de lire le livre après un article pareil?
Qu'est ce que viennent faire "
Maïakovski", "Nietzsche" ici?? Décourager le potentiel lecture qui en voyant le mot ""Nietzsche" ne va même pas continuer plus loin et se dire : ce livre n'est pas pour moi... Et le reste de l'article, je ne le trouve vraiment pas tentant!! Et vous?

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Rédigé par majanissa

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Publié le 17 Juillet 2006

Jean Louis Fournier est un petit garçon qui parle de son père. Il est médecin, souvent docteur des pauvres, il apprécie que ses patients le paient en nature (de préférence alcool)  lorsqu'ils n'ont pas les moyens de payer en argent. Son père aime particulièrement donner ses consultations au bistrot du coin. Comme tout alcoolique, il est d'une humeur changeante et peut changer de face d'un clignement de l'oeil.
J'ai trouvé le livre plutôt drôle et pourtant le sujet ne porte pas à rire. Mais la façon dont le récit est tourné rend le livre éclatant. C'est un bon moment de détente assez court. Plus long, il en aurait été saoulant donc c'est parfait ainsi, la juste mesure. Ca fait un moment que je cherchais un petit livre comme çà qui se lit vite et qui soit léger, qui ne demande pas de reflexion, juste rire de la situation.

Quelques extraits :
" Un jour, il est rentré avec sa traction dans un troupeau. Il a abimé quelques moutons mais il a pas écrasé le berger, il s'est arrêté juste devant."

Un moment, il parle d'un bistrot où son père est un grand habitué. Celui-ci fait des travaux et les gens disent alors que c'est le docteur Fournier qui les a subventionné.  JL Fournier regarde alors la définition de "subventionner" : aide financièrement.  Conclusion  : " Pourquoi maman, elle a pas ouvert un bistrot?"

Une autre histoire : on n'imagine le père complètement beurré (à la façon Coluche) donné le diagnostic à son patient : "Delirium Tremens". La femme du patient vient se plaindre car elle avait compris " derrière d'homme trop mince".

Et ainsi de suite, pleins de très courtes histoires s'enchaînent, c'est à en pouffer de rire.
Je craignais au début que l'on tombe dans la même écriture que le livre  "quand j'avais 5 ans, je m'ai tué", mais ici cette façon de raconter par les mots d'un enfant est un délice.

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Rédigé par majanissa

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