Les vestiges de l'aubre - David S. Khara

Publié le 5 Mars 2010

http://img.over-blog.com/187x300/1/68/30/35/1-Couvertures/vestige_aubes.jpgWerner Von Lowinsky était un industriel du 19è siècle, il possédait une usine familiale de fabrication d’armes dans le New Jersey. C’est un homme qui aime l’élégance,  il a un langage soigné, tout du dandy agréable à voir et à écouter.

Au 21è siècle, Barry Donovan est flic à New York. Il est actuellement sur une affaire délicate de meurtres qui touchent des hommes respectables.

Ces deux personnages vont se rencontrer sur un tchat. Le ton raffiné de l’un comme de l’autre va les rapprocher et une amitié nait entre eux. Barry trouve un confident à qui confier ses difficultés sur son enquête. Werner, cet homme d’un autre temps, aura le désir de dévoiler sa nature à cet ami qui va lui devenir très cher. Dans un premier temps, Werner utilise ses pouvoirs pour protéger et aider son ami sur cette enquête aux dessous sordides.

 

Le livre commence par « Je suis mort », je ne pourrai pas vous expliquer mais de suite j’ai aimé le ton. On n’y va pas par quatre chemins, pas de détour. Werner se présente, se décrit et je l’ai de suite bien apprécié. Il m’a fait penser aux personnages d’« entretien avec un vampire », film que j’ai beaucoup apprécié. J’ai une image très nette de Werner dans mon esprit. J’ai eu un peu plus de mal avec Barry au début. J’avais un apriori du fait qu’il était flic à New York. J’avais en tête le rustre et l’alcolo de service, j’avais peur qu’il ne fasse tâche dans mon décor. Mais non, Barry est également un homme très gracieux.

L’enquête est intéressante mais elle est pour moi secondaire. Je préfère voir comment la relation entre ces deux personnages va évoluer. D’un côté, un vampire qui doit se nourrir et qui a des manières parfois animales et l’homme de loi qui punit le crime. J’étais curieuse de connaitre les histoires de chacun. Comment Werner est devenu vampire et pourquoi Barry est considéré comme dépressif. Ils ont tous les deux un lourd passé qui se ressemble, qui d’autres qu’eux pourrait comprendre leur douleur ?

J’ai apprécié la façon dont Werner approche la frontière avec l’humanité. C’est un vampire, c’est normalement un être sans âme, sans cœur, capable de tuer de sang froid et pourtant sa manière de frôler l’humanité passe très bien. Je déteste Werner pour sa sauvagerie mais il est bien difficile de lui tenir rigueur. Malgré mon dégout pour lui à certains moments, il n’y a rien à faire, je l’aime bien.

 

Une fois les relations entre nos deux protagonistes bien établies, je me suis à nouveau intéressée à l’enquête. Elle commençait à avancer davantage et à devenir plus passionnante. Sur la fin elle repasse en premier plan et il est bien difficile de quitter le livre avant d’avoir le dernier mot de l’histoire.

 

En bref, un livre que j’ai vraiment adoré. Je l’ai lu d’une traite, je ne voulais pas me coucher et c’était une torture que de fermer le livre sans être arrivée à la fin.

Une amitié que je trouve charmante. Je me suis attachée à ces deux personnages et au vu de la dernière page, une suite est plus qu’envisageable. En tout cas je l’attends avec impatience. J’avoue même être un peu agacée de ne pas déjà avoir la suite… En tout cas ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas enthousiasmée pour un livre, ça fait plaisir !

 

Le site de l’auteur: http://www.dskhara.com/

Un autre avis sur le livre : http://librairie.critic.over-blog.fr/article-fiche-n-560-les-vestiges-de-l-aube-de-david-s-khara-45544178.html

Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

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silvi 05/05/2010 21:39


j'ai été enchanté par ce roman et la suite pourrait être prometteuse.


silvi 29/04/2010 13:38


je suis en train de le lire, déjà les 3/4 et je suis ravie d'avoir fait ce choix... j'en parlerai très bientôt chez moi


Majanissa 03/05/2010 09:40



J'ai hâte de lire ton avis!



dskhara 15/03/2010 17:25


Le plus étrange à gérer, c'est de découvrir que les Vestiges de l'Aube touche plusieurs cordes sensibles et me vaut des messages très émouvant. La fatigue musculaire n'est rien (une bonne pommade
et hop c'est reparti) comparée au privilège de voir ne serait-ce qu'une personne heureuse d'avoir rencontré Werner et Barry.

Et pour le passage sur la Côte, c'est JURE, et sur ce point, l'auteur et Werner partagent le même gout de la promesse tenue.

A très bientot donc !


dskhara.com 15/03/2010 14:10


Aie, vous êtes passée durant l'un des multiples moments un peu agités. Note pour la prochaine fois : Imposez vous un grand coup, je me faisais une joie que nous puissions échanger et papoter
littérature ! Mais ce n'est que partie remise, promis, juré. D'ailleurs, je serais certainement amené à passer vers chez vous ce qui me permettra de faire amende honorable autour d'un café, d'un
thé ou d'une bière (à votre convenance).

80 livres dédicacés en 2 jours : tennis elbow aujourd'hui. C'est épuisant!

Mais bien loin de moi l'idée de me plaindre...


Majanissa 15/03/2010 14:41


Ca me fait plaisir que le week end fut épuisant le livre (et forcément l'auteur) le mérite :). Et en effet dès que vous passer par la côte de granit rose, il faut me faire signe!


dskhara.com 15/03/2010 11:30


De qui, de quoi, mais comment donc !!!

Majanissa est passée sur le salon et je n'ai pas eu la chance de la croiser ??


Majanissa 15/03/2010 13:31


Ben oui il y avait toujours du monde quand je passais ;). Ce n'était pas trop fatiguant?