La mort lente de Luciana B. - Guillermo Martinez

Publié le 30 Octobre 2009

Un appel un dimanche matin, c’est un souvenir de plus de dix ans qui réveille notre narrateur. Elle est désespérée, effrayée. Elle accuse Kloster un célèbre écrivain de tuer petit à petit tous ses proches. A la fin de l’appel, il se souvient de Luciana, à qui il dicta un livre à la suite d’une blessure et de l’absence de Kloster qui considérait avoir l’exclusivité sur sa « pianoteuse ». Il tomba amoureux d’elle mais suite à un geste malheureux et la fin du voyage de Kloster, ils ne se revirent plus jusqu’à cet appel à l’aide qu’elle lui passe.

Tant d’années ont passé, leur rencontre va lui laisser un sentiment amer. Physiquement elle a bien changé. Le poids des années et les évènements n’ont pas été tendres avec elle. Elle lui raconte les morts successives, son fiancé d’abord, noyé, puis ses parents empoisonnés par une erreur de ramassage de champignons, son frère par le mari de sa maitresse. Elle s’inquiète aujourd’hui pour sa sœur et sa grand-mère. Elle accuse Kloster de vouloir se venger de la mort de sa fille dont elle se sent responsable. Il y a dix ans, elle s’est embarquée dans une action contre Kloster l’accusant de harcèlement, entrainant toute une série d’évènements dont la mort de la petite Pauli.

Sous le prétexte d’écrire un roman sur l’histoire, le narrateur contacte Kloster pour avoir sa version. Les faits sont bien là mais sous une vision quelque peu différente.

 

Qui est réellement responsable de ces morts ? Kloster comme l’accuse Luciana ? Luciana elle même comme l’aurait soupçonné l’inspecteur qui enquêtait sur le meurtre de son frère? Une personne extérieure ? Ou carrément une autre hypothèse ?

Le premier récit de Luciana nous amène dans une direction puis les pensées du narrateur nous entrainent dans une autre et enfin le récit de Kloster nous amène encore une autre hypothèse. On est balloté d’un avis à un autre. On se torture à essayer de se mettre d’accord une bonne fois pour toute sur qui est le coupable.

Mais la fin n’est cependant pas une surprise puisque ce livre est de toute façon une torture psychologique après avoir débuté comme un roman policier. On veut savoir mais l’auteur nous laisse tout compte fait le choix. Quel tortionnaire ce Guillermo Martinez, car il est bien difficile de s’arrêter sur une hypothèse. Ca donne du coup envie de relire le livre pour refaire l’enquête.

 

Un livre fluide, rapide, très agréable à lire.

Arriverez vous à vous arrêter sur un coupable ?

 

Merci à BOB et aux éditions NIL(Robert Laffont) pour m'avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur. Et double merci de m'avoir fait découvrir un auteur argentin, je n'en ai pas l'habitude.

 

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Rédigé par Majanissa

Publié dans #policier

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