Pourquoi j'ai mangé mon père - Roy Lewis

Publié le 8 Août 2006

L'électricité, le confort, l'automobile, les buildings, la télévision, ..., le progrès ! Tout ceci nous semble à présent naturel et pourtant au commencement de notre espèce, nous n'étions que des primates. Nous nous tenions à 4 pattes, chassions difficilement avec les outils à dispositions, nous contentant de dormir, chasser et manger. Le but de la vie était donc de survivre et répondre aux besoin vitaux.
Et voilà que l'homme apprend à utiliser le feu. A partir de là, l'unique obsession d'Edouard sera le progrès. Ce n'est pas l'avis d'Oncle Vania qui le considère comme une malédiction et un élément contre nature.
On suit cette famille d'hommes préhistoriques dans l'apprentissage du progrès et c'est un régal. J'ai été parfois étonnée des expressions laissées en anglais comme "back to the trees", pourquoi spécialement l'anglais pour ces expressions? Aucune idée, çà m'a échappé.
Certains passages tout simple m'ont vraiment fait rire, notamment lorsqu'ils nomment des endroits tels que "les Pyrénées" ou la "Dordogne" et la "Chine", désignations qui sont pourtant contemporaines et loin d'être préhistoriques. Ou l'oncle Ian qui rentre racontant son voyage en Afrique. A ce passage j'ai vraiment ri car si par leurs croyances, ces hommes étaient des primates, alors nous le sommes autant qu'eux. Le progrès ne serait donc qu'une façade. Notre évolution des mentalités n'est pas allée aussi vite que l'évolution tehcnologique. Edouard en parle d'ailleurs au moment du choix des épouses pour ses fils.
Le moment où Edouard se demande à quelle période ils se trouvent m'a beaucoup amusé aussi. C'est comme s'il avait une frise des époques devant lui allant du bigbang à notre futur et qu'il disait : " J'espère que nous sommes ici". Si nous voyons encore ce genre d'animaux c'est que nous ne sommes pas encore assez évolués.
Tout au long du livre, j'ai pas mal ri. La fin m'a cependant déçue. Mais elle n'est pourtant pas si loin de la réalité. Il y a toujours ceux qui veulent garder leurs découvertes pour eux mêmes et ceux qui veulent la partager pour faire évoluer l'ensemble des populations.
Conclusion : Notre mentalité peine à évoluer.

un autre avis sur le livre  : lettres d'ailleurs

L'avis de Guga sur "Pourquoi j'ai mangé mon père"
J'ai tout d'abords eu un petit temps d'adaptation pour rentrer dans le livre. Mais lorsque j'y suis parvenu, je l'ai trouvé hillarant. On suit avec plaisir l'évolution de l'homme, avec ses grandes découvertes, en suivant une petite horde de joyeux "pithécontrapes". Cette tribu est composée de personnages très cocasses : Ernest le chef très ingénieux et pour un développement sans borne, L'oncle Vania inconditionnel conservateur qui estime que le progrès n'amène rien de bon, tout en profitant de ces bienfaits.
L'auteur joue habillement des paradoxes avec ces hommes en pleine évolution capables de débats très mouvementés entre un partisan du progrès à tout va et un archi conservateur défendant sa doctrine "Back to the trees".
Bref un livre très intéressant qui ne semble pas si décalé que çà par rapport à nous.


Rédigé par majanissa

Publié dans #roman

Repost 0
Commenter cet article

christophe fétat 05/07/2007 23:46

Je viens de lire ce livre à mon tour et de le chroniquer sur mon blog. Les parallèles avec l'actualité sont effectivement possibles

Majanissa 09/07/2007 11:37

Mais bon ça reste quand même un bon livre humoristique ;-)

sylvie 25/06/2007 10:50

il y a longtemps que j'ai lu ce livre, mais j'en garde un très bon souvenir. J'ai beaucoup ri. Dans mes clasement, il fait partie de mes très bons livres.

Majanissa 25/06/2007 16:54

Je ne sais pas s'il a été adapté au cinéma mais je suis très curieuse de savoir ce que ça peut donner au niveau de l'humour.

majanissa 08/09/2006 15:49

Ah je n'avais pas fait attention à cette rencontre en Palestine, merci Pom pour la remarque. Ca c'est un livre qu'il faudra que je relise dans un an ou deux, je découvrirai encore de nouvelles choses.
Pour l'écologie, c'est vrai que le livre nous donne de bonnes leçons, à nous de les relever ou pas ;-).

pom' 08/09/2006 15:19

une amie m'a prété ce livre en me disant que j'allais bien rire, en effet je ne me suis pas ennuyé.La rencontre en palestine entre les singes velus et les singes pelés commandés par de prophètes barbus est assez rigolos.
Une autre chose que j'ai noté, l'oncle Vania dit" Tu veux bousculer la nature, mais soit tranquille, elle se laissera pas faire".Une petite leçon d'écologie que l'on devrait pas oublier

Hervé 22/08/2006 18:47

Voilà un livre qui m'avait beaucoup marqué et permis de beaucoup rire tout en réfléchissant!
J'aime, par ailleurs, beaucoup ta conclusion.
Dansle même esprit tu as toute la série de Nigel Barney dont "Un anthropologue en déroute"

majanissa 22/08/2006 20:43

Ah je ne connais pas cette série. Je me renseignerai, je pense que çà pourrait intéresser mon homme. A l'origine, ce livre est à lui et il me l'avait conseillé malgré sa difficulté à rentrer dedans.