L'inconsciencieux - William Blondel

Publié le 29 Mai 2009

Jinn, un jeune homme d'origine japonaise, la trentaine sonnante, vient d'être engagé à Consultant Plus. Quelques mois plus tard, les salariés découvrent une entreprise fermée un beau matin. Le directeur est parti avec tous les fonds.
Sans aucune notion de son avenir proche ou lointain, il propose à deux potes, Ford et Jester, de partir pour une durée indéterminée en Espagne, première étape Barcelone. Changement d'air pour ressourçage nécessaire.
Une série de malchance, de naiveté, d'inconscience entraine Jinn de l'Espagne aux Iles Marianne en passant par le Japon.

Ce livre doit être drôle, un moment de détente.
On démarre sur une situation qui m'a fait sourire. Jinn est dans la société depuis une semaine mais il n'a toujours pas les clés de son bureau. C'est quand même très caricaturé, gonflé mais les fondations sont bien solides.
A tous les coups, il m'a fallu au moins un mois pour avoir tout ce qu'il me fallait pour être totalement opérationnelle dans les postes que j'ai occupé.
Ensuite, j'ai adoré Jinn, Ford et Jester. J'ai eu l'impression de retrouver l'esprit geek de mes années "études supérieures". Par exemple, la collection de bouteilles de gin, wisky, vodka, une vraie chambre d'étudiant comme j'ai pu les connaitre.
L'absence de fille dans leur groupe de trois potes + la hifi dernier cri achève le tableau de geeks, éternels célibataires que j'ai pu côtoyer. (Je me demande d'ailleurs toujours, quand se fait le changement radical : fille, disparition des bouteilles, syndrôme du PC éteint... C'est une étape que je vois souvent chez les geeks mais dont je n'ai pas encore réussi à percer le mystère !).
J'ai eu tout au long du livre, un gros sentiment de déjà vu. Une situation qui me faisait déjà rire à l'époque de mes études et qui m'a encore bien fait sourire à la lecture du livre, comme par exemple :
 - p41 en note de bas de page : la plaquette de l'école. J'ai éclaté de rire, ça m'a rappelé la plaquette de mon école.
- p71 blague légère que j'aime bien :
« C’est dans des moments comme celui la, commença Ford, que je me dit que j’aurai dû écouter ce que me disaient mes parents quand j’étais petit. »
– « Et qu’est-ce qu’ils te disaient tes parents ? » s’enquit Jester.
– « Je ne sais pas, j’ai pas écouté comme je te disais. »

- Le livre d'Espagnol de 6è "Caminos Del Idioma", que de souvenirs ! Par contre, je ne me rappelle pas de la mama de Pedro.
- La référence à Wayne's World, forcément je ris ! Waynes world, Waynes world, mega teuf, excellent. Mega teuf Waynes, Mega teuf Garth ;). Bon sang, ça me donne envie de me faire une soirée Waynes World.

Toutes ses références ont été un pur bonheur pour moi. J'ai cependant trouvé quelques longueurs parfois, les notes de bas de pages étaient généralement sympa mais parfois un peu longue en coupant la lecture. Mais l'esprit global du livre m'a plu. J'ai bien ri, c'était une bonne détente.
Je le conseillerai bien à tous les "geeks" que j'ai cotoyé en école. Ils se retrouveront!
Pour les autres, le ministère de la santé conseille de rire au moins 4 minutes par jour.

Remarque de l'auteur : L'humour du livre sert surtout à mettre en musique, faire passer certains messages et sentiments plus sérieux comme par exemple le fait de trouver sa place, à cet âge charnière, dans ce monde de fous.

quelques avis :
Keisha : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-31652932.html
Gilmoutsky : http://ranatoad.blogspot.com/2009/03/friends-will-be-friends.html

Un autre lien : http://www.ville-malakoff.fr/sites/web/fichier/pages_22_de_bm_malak_mars_bd_11.pdf


Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

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K
j'ai lu avec intérêt ton billet : tu as aimé pour plusieurs raisons , en particulier parce que tu retrouvais des situations connues, donc bien rendues. Euh, c'est ça?
De mon côté, comme je suis à mille lieues du contexte, j'ai aimé pour l'humour ,les réflexions plus sérieuses, l'absurdité des situations.
Bon, si deux personnes différentes aiment pour des raisons pas tout à fait semblables, c'est bon signe, non?
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M

Oui en effet, je me retrouvais pleinement, le voyage en moins que je n'ai  pas fait. J'étais installée, en couple. Mais mes camarades masculins se sont lâchés bien plus que moi sur le retour à
zéro à l'étranger.
Pour les réflexions plus sérieuses, c'est malheureusement le lot quotidien que j'ai eu l'occasion de voir bien souvent. D'où ma frilosité et mon installation bien rapide aussi.
Je pense que c'est très bon signe en effet ;)


Y
C'est toujours plaisant de se retrouver dans un livre, surtout s'il met de bonne humeur !
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M

Oui et ce n'est pas souvent qu'un livre mette en scène ce genre de personnage :)