La fille sans visage - Patricia Mac Donald

Publié le 19 Janvier 2006

Dans une petite ville du New Jersey, un drame se produit. Alors qu'elle rentrait d'une scéance de cinéma, Nina retrouve le corps de sa mère poignardée, dans le salon sans lumière, et son père penché sur celui-ci. Il est accusé du meurtre de sa femme et malgré qu'il clame son innocence, il passe 15 ans en prison. Cependant, Nina, contrairement à ses deux frères, va croire en l'innocence de son père. A sa sortie de prison, Duncan n'aura qu'une idée en tête : Reprendre l'enquête à zéro et prouver qu'il n'est pas coupable. Mais, il n'est pas bon de remuer les anciennes histoires et Duncan est assassiné. Les interrogations ressurgissent pour Nina : Qui a tué son père? Qui a tué sa mère et pourquoi?
L'intrigue est très bien ficelée. La lecture rapide et fluide. On lit le livre comme si on regardait un film et les pages volent tant on est pressé de connaître le fin mot de l'histoire. Qui a donc tué les parents de Nina? Toutes les hypothèses sont passées au crible mais aucune n'est vraiment satisfaisante. Et enfin, on a la solution et on reste épaté par la chute du livre. J'avoues que je ne m'y attendais absolument pas.

Un peu plus sur Patricia MacDonald? J'ai un mal fou à trouver des informations sur cette auteur. Je ne trouve pas son site officiel, ni de sites non officiels, rien.

J'ai cependant trouvé un article de  Michel Grisolia :

Patricia MacDonald partage avec Mary Higgins Clark, autre reine de la collection Spécial suspense, les premières places au box-office. Si Clark a la plume BCBG, MacDonald met plus volontiers les mains dans le cambouis social. Son thème d'élection: les enfants, de préférence pris dans la tourmente sentimentale traversée par leurs parents. Rancœurs, questions d'argent, violences conjugales: d'Un étranger dans la maison à Expiation et Personnes disparues, aucun stress, aucune crise, aucun drame ne semble devoir épargner les chères têtes blondes. Enfants désirés ou non, choyés ou martyrisés, la romancière sait se mettre à leur écoute et parle bien d'eux, sans négliger son intrigue, plus riche, c'est la loi du genre, en rebondissements abrupts qu'en subtilités psychologiques.

MacDonald a du punch et de l'habileté, elle ignore le pastel, la pruderie, le bon goût. On croit à son Amérique profonde et puritaine, aussi peu intellectuelle que possible, avec ses ranchs, ses mobil-homes et sa misogynie, ses auberges faussement françaises, ses bourgades de Pennsylvanie repliées sur elles-mêmes où enquêteurs, meurtriers et victimes grandissent si souvent ensemble.

Une petite biographie de Patricia MacDonald issu de www.ratsdebiblio.net :
Après une enfance passée à Greenwich (Connecticut), Patricia MacDonald poursuit des études au Collège d'Upsala, puis à l'Université de Boston où elle obtient un doctorat de journalisme. Elle commence à écrire dans différents journaux: un hebdomadaire gréco-américain, un journal médical et plusieurs magazines féminins. Elle est mariée à un écrivain, Art Bourgeau, qui est aussi un libraire spécialisé dans les romans à suspense. Ils vivent à Philadelphie.

Rédigé par majanissa

Publié dans #policier

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article