Vipère au point - Hervé Bazin

Publié le 5 Janvier 2006

Un des incontournables pour une bonne bibliothèqe... Un jeune garcon confié à sa grand mère adorée vit avec horreur le retour de sa mère et de son beau père. On ne peut etre qu'attristé par l'atitude de celle qui n'est mère que par l'acte de naissance.

Le film tiré du livre réalisé par Phillippe de Broca est également une merveille. Bien tourné, les acteurs sont exceptionnels. Je redoutais cette adaptation, j'ai été ravie.


Rédigé par majanissa

Publié dans #roman

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S
il y a très longtemps que j'ai lu ce livre et j'en garde un bon souvenir de lecture. Je l'avais trouvé poignant et trés bien écrit. Je n'ai pas vu le film par contre. Il faudrait que je me le procure, il m'interesse bien.
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M
N'hésites pas à voir le film, il est vraiment très bien et le jeune acteur est remarquable.
R
Voici un texte inspiré du film tiré du livre d'Hervé Bazin.

Des enfants mal-aimés

On se plaît à plaindre les enfants mal-aimés. Le récit de leur enfance malheureuse nous arrache des larmes et nous fait maudire au fond de nous-mêmes ces parents qui n’ont pas su accomplir leur devoir de parents ou qui l’ont fait en faisant l’économie des sentiments. Comment ne peut-on pas aimer un enfant ? Cet être innocent ; cet être qui n’a pas demandé à naître. On les imagine tous, ces parents, avec la tête hideuse de Folcoche (1). On oublie que ces pères et ses mères sont presque toujours des victimes - comme Folcoche – de la dureté des sentiments qu’ils traînent durant toute leur vie.
On oublie aisément que les mariages forcés ou arrangés, ceux contractés pour échapper à quelque pression insupportable, ceux qui font suite aux grossesses volées aux hommes ou non désirées, les mariages qui viennent contrarier des amours impossibles sont cause le plus souvent de la dureté des sentiments que ces êtres manifestent à l’égard de leurs enfants. Cet enfant qu’ils regardent d’un œil dur, cet enfant qu’ils mènent d’une main trop ferme, c’est l’autre qu’ils voudraient mépriser, rejeter, c’est l’amour de l’autre que l’on regarde comme une souillure que l’on traîne avec soi.
N’est-ce pas vrai qu’embrasser une femme ou un homme que l’on n’aime pas vous donne le sentiment de mettre le pied dans quelque chose d’absolument répugnant ?
Oui, j’entends crier : « Mais si ces êtres sont si malheureux, ils peuvent divorcer ou se séparer de leur conjoint. » Et ce sont ces mêmes conseillers sentencieux et moralisateurs qui jugent que les familles éclatées sont cause de tous les maux des enfants.

° Folcoche : surnom de la mère d’Hervé Bazin, auteur de Vipère au poing, dans le film inspiré de cet ouvrage.

Raphaël ADJOBI

www.raphael.afrikblog.com
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U
dsl de te contrarier mais c pas le retour de sa mère et de son BEAU PERE mais de sa mère et de son père tout simplement !
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M
Oui exact. Dans mes souvenirs, je l'avais associé à un beau père à cause de son absence d'intérêt pour ses enfants qui était en fait lié à sa faiblesse et son effacement envers sa femme. J'avais trouvé à l'époque que c'était plus une attitude de beau père plutôt que de père biologique.Merci pour cette rectification :-)