Le moulin de Pologne - Jean Giono

Publié le 5 Mai 2007

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis que j'ai 15 ans, lorsque celle ci ne se résumait encore qu'à une honnête petite étagère, loin du pan de mur qu'elle occupe à présent dans deux maisons (la mienne et celle de mes parents). J'avais eu le livre en remerciement de mon bénévolat pour du soutien en 6è alors que j'étais en seconde. Toujours effacée, en retrait des gens, des flux, des masses, je m'était tenue à l'écart de la ruée vers la table où se présentaient les livres que l'on pouvait choisir en cadeau. Vous imaginez quel choix j'ai eu en arrivant vers cette table après tout le monde.

Je connaissais de Jean Giono, le "hussard sur le toit" que je n'ai jamais lu ni vu. Je me suis dit que c'était une bonne occasion de découvrir l'auteur. Il aura attendu 10 ans et un challenge avant que je ne me lance. Pardon Jean Giono pour cette attente dans la poussière de mon étagère et pour la critique qui va suivre.

Le narrateur conte le destin des Coste, le père revient du Mexique avec ces deux filles pour fuir une guigne qui lui a arraché ses deux fils et sa femme. Coste s'établit au moulin de Pologne avec ses filles. Il cherche à les marrier avec des hommes que Dieu aurait oublié et ainsi épargné. Mais dans la balance opposant la vie tranquille et la malchance, il n'y a pas forcément d'égalité. On peut toujours fuir mais "çà" nous rattrape un jour.

On suit donc à travers les yeux d'un homme dont on ne sait rien au début, l'histoire des Coste suite à l'arrivée de Mr Joseph au village qui crée une grande effervescence.

J'ai eu un mal fou à comprendre le début. Qui est le narrateur, qui est Mr Joseph, qu'est ce que le moulin de Pologne, où et quand se situe l'action? Les noms sont anonymes et on parle toujours de Mme S ou Mr de K, du coup beaucoup de difficultés à rentrer dans l'histoire. Je ne comprenais pas en plus où voulait en venir le narrateur avec le moulin de Pologne.

J'ai commencé à m'intéresser au livre lorsque l'histoire des Coste a démarré. J'ai été prise dans le récit qui m'a amené jusqu'à la fin.

J'ai trouvé l'écriture difficile. Beaucoup de mots que je ne connaissais pas (encore un signe de mon manque de culture...).

La typographie du livre a été un calvaire. C'est l'édition de Folio et on dirait un texte tapé sur les vieilles machines à écrire. Un enfer pour mes yeux qui sont dérangés par un manque de convergence. Pour cette raison, j'ai expédié cette lecture que je voulais tout de même finir, c'est dommage.

Mon avis général : Entre l'écriture de Georges Sand et Mérimée, je pense que j'aurais DU apprécier ce livre.

 

Rédigé par Majanissa

Publié dans #roman

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
affligeant... c'est pas la peine de faire de billet si c'est pour poster ça, ça te fera gagner du temps sur tes autres "lectures"
Répondre
M

Aflligeant c'est fort possible. Heureusement que les gens ont ensuite la liberté et le choix de les lire ou pas.


C
Moi j'aime beaucoup Giono, et notamment Le chant du monde, et Regain. Je n'ai jamais lu celui-ci.
Répondre
M
Je ne connais pas "le chant du monde" ni "Regain". Je me laisserai sans doute tenter si je les trouve à la bibliothèque.