Publié le 17 Décembre 2006

"Ils sont revenus pour se venger."

C'est ce que délire l'homme couvert de plaques rouges et fiévreux qu'un vieil hermite découvre un soir d'orage.

C'est la cinquième victime de ce mal mystérieux qui n'a jusqu'ici touché que de riches marchands originaires de Séville.

Ils sont victimes d'une vengeance car il y a quinze ans ils ont commis un crime actroce, ils ont tués deux personnes. Qui ont-ils assassinés. Qui est le meurtrier?

On suit trois histoires en parallèle:

 L'enquête du médecin Harmad Ilon Akzar assisté par ses élèves Sarah et Roscelin aux méthodes bien différentes.

Le récit de l'assassin au moment des meutres des marchands.

L'histoire au moment des meurtres commis par ceux ci.

On sait rapidement qui est l'assassin, çà ne fait aucun doute. Mais comment s'y prend t-il et sous quels traits se cache-il. Mais vraiment Thierry Maugenest est un excellent auteur de suspense car à tout moment, toutes nos certitudes peuvent basculer et se révéler fausses.

J'ai à nouveau adoré sa plume. L'histoire est très prenante et il est difficile de lâcher le livre. Après Venise.net pour lequel j'avais voté lors du prix littéraire inter CE 2005, la lecture de "la poudre des rois" a été un vrai régal.

Décidément, Thierry Maugenest, j'adhère.













L'avis de fleur d'encre

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Rédigé par majanissa

Publié dans #policier

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Publié le 14 Décembre 2006

L'auteur, né en 1983 (un an de moins que moi seulement) a déjà a son actif une trilogie mondialement connue, une adaptation cinéma et tout ce qui s'en suit de marketting. Verte de jalousie par cette réussite à son âge, je pars dans cette lecture en me disant que je l'attends au tournant. Et qu'elle n'a été ma surprise de découvrir une oeuvre avec quelques incohérences parfois mais pourtant magnifiquement bien écrite!

Bienvenue dans un monde aux personnages tout droit sortis d'une imagination bien fertile.
La légende dit que l'oeuf de dragon choisit son maître et qu'il décide alors d'éclore. Il existe une symbiose entre le dragonnier et son compagnon. C'est l'aventure que va vivre Eragon lors d'une chasse lorsqu' il découvre une pierre mystérieuse qui se révèle être un oeuf de dragon.Cependant qui dit dragonnier dit quête et danger car Galbatorix le roi, est bien décidé à décimer tous les dragons et dragonniers.
Eragon ne s'en serait pas préoccupé si les ra'azachs, créatures terrifiantes à sa recherche, n'avaient pas massacré et brulé la maison de l'oncle d'Eragon. Notre jeune héros, bien téméraire est décidé à venger son oncle et part sur les traces de ces monstres. Il est accompagné par Brom, conteur du village, qui semble en savoir plus qu'il n'y parait sur les dragons.

Le roman nous plonge dans une aventure fantasy digne de Tolkien. On retrouve beaucoup de ressemblances avec les personnages de ce dernier mais çà n'en est que plus plaisant. La relève est assurée. J'ai apprécié de retrouver les elfes, nains, dragons et d'avoir des petits nouveaux comme les ra'azachs, vardens, urgals. Ca m'a donné l'impression de vivre une autre aventure de ces personnages fantasy à la place de lire de la science fiction qui se veut innovante. Après tout, on a bien des centaines d'histoires avec des personnages tels que les sorcières, fées, korrigans, sirènes pourquoi les elfes, nains... n'auraient pas leurs propres centaines de références?
C'est agréable de voir que les idées de grands auteurs de fantasy ne partent pas aux oubliettes et soit ainsi enrichies comme l'a si bien fait Christopher Paolini.















le post d'auféminin sur éragon

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Rédigé par majanissa

Publié dans #jeunesse

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Publié le 10 Décembre 2006

Garin est un jeune garçon qui a le don de se retrouver dans des situations compliquées. Ici notre jeune héros fait escale à Conq (Concarneau, finistère, Bretagne). Très rapidement, il e rend compte que l'atmosphère y est lourde et inquiétante. Conq doit faire face à une épidémie qui fait de nombreux morts.
Garin gagne son pain en travaillant comme scribe chez l'apothicaire (guérisseur par les plantes). Celui ci cache de grandes douleurs : la perte de sa femme détestée par le village car de peau sombre, le décès de sa fille. Mais en rencontrant les habitants du village, chacun semble avoir des choses à cacher. Les mystères s'accumulent autour des habitants et de cette épidémie qui pourrait se révéler être un sort lancé pour se venger. Quel habitant pourrait avoir le plus envie de faire tant de mal.
Une nouvelle aventure pour Garin qui le mène à enquêter sur ce qui se passe à Conq.
Entre peurs, conflits et secrets, on évolue dans une atmosphère de plus en plus étouffante où les mystères s'additionnent. La curiosité monte au fur et à mesure de la lecture snas savoir qui pourrait être l'auteur de ce carnage.
Le livre est parfait pour des enfants d'environ 12 ans et particulièrement ceux d'origines bretonnes qui aimeront retrouver des noms de villes qu'ils connaissent ce qui rendrait leur lecture moins abstraite.
J'ai apprécié l'apprentissage de Garin  sur les plantes et maux des hommes. C'était intéressant.

Le nom de Brisou Pellen ne m'était pas inconnu lorsque j'ai ramené le livre à la maison mais il m'a fallu l'aide de mon très cher google pour allumer ma lanterne et me donner l'adresse du site de l'auteur qui m'a amené à me souvenir..
Je me souviens d'un livre que mon père m'avait ramené lorsque j'étais petite et que j'avais adoré. C'était l'histoire de pierres qui se soulevaient certaines nuits. J'ai longtemps recherché quel titre pouvait avoir le livre et le retrouver. Ce livre de mes souvenirs était : Le mystère de la nuit des pierres d'Evelyne Brisou Pellen.
Et voilà que par hasard, les livres jeunesse de Brisou-Pellen se sont retrouvés sur mon chemin au détour d'étagères d'une bibliothèque. Je continuerai avec cette auteur sans hésitation.

Le site d'auteur : ici

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Rédigé par majanissa

Publié dans #jeunesse

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Publié le 8 Décembre 2006

Les souvenirs d'un homme méprisé par sa mère qui idolatre son frère Amine et la cousine K. Pourquoi sa mère ne l'aime pas et le traite ainsi? Est ce parce que c'est lui qui a découvert son père pendu, massacré par les villageois lorsqu'il avait 5 ans? Cette raison ne me convient pas. Mais en tout cas, on ne saura pas pourquoi ses proches le traitent ainsi. Pour eux, il est inutile, dérangeant et exaspérant.
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses souvenirs le conduit à la folie meutrière. On ne peut alors que constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas été remarquée, le lendemain elle est fânée.











l'avis de Gouli
l'avis de Frisette
l'avis de Lilly

GROS COUP DE GUEULE

Article sur Cousine K paru dans l'humanité
"Placé sous les auspices doubles de Maïakovski et de Nietzsche, le dernier roman de Yasmina Khadra se présente comme un texte extraordinairement ramassé, en lequel se concentre une immense violence muette. Humaine, presque trop humaine, serait-on évidemment tenté de dire. Un simple monologue intérieur, conduit de main de maître par cet ancien officier de l'armée algérienne, qui a d'abord dû, pour publier, se dissimuler sous un pseudonyme féminin, avant d'enfin pouvoir se dévoiler. Ainsi qu'à son habitude, Yasmina Khadra propose ici une prose âpre, tendue à l'extrême, au-delà des notions faciles de bien et de mal. Car il dit avec une sorte d'obstination rageuse certaines profondeurs fangeuses de l'âme humaine, paradoxalement proches d'un désir d'élévation. Cette littérature, où l'intériorité n'apparaît jamais dissociée des phénomènes du monde, compte assurément parmi ce que les écrivains algériens nous adressent de plus fort aujourd'hui." Jean-Claude Lebrun. L'Humanité. 20 novembre 2003

Franchement çà vous donne envie de lire le livre après un article pareil?
Qu'est ce que viennent faire "
Maïakovski", "Nietzsche" ici?? Décourager le potentiel lecture qui en voyant le mot ""Nietzsche" ne va même pas continuer plus loin et se dire : ce livre n'est pas pour moi... Et le reste de l'article, je ne le trouve vraiment pas tentant!! Et vous?

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Rédigé par majanissa

Publié dans #témoignage

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Publié le 5 Décembre 2006

Tsippora est une femme biblique moins connue que Sarah (la bible au féminin tome 1) qui mérite pourtant que l'on parle d'elle.
Tsippora est la fille adoptive du sage Jethro habitant les terres de Madiân où Moïse s'est exilé après sa fuite d'Egypte.
Tsippora est originaire d'Afrique Noire, de part sa couleur, personne ne voudra l'épouser malgré sa beauté, son intelligence et sa gentillesse.
Elle rencontre Moïse qui a fui l'Egypte après avoir tué un egyptien. Ils sont fascinés l'un par l'autre et une grande histoire commence.
Des références historiques m'ont troublé dans ce livre. L'histoire contée n'est pas celle dont je me souvenais de ma lecture de l'ancien testament ou de d'autres lectures sur la vie de Moïse "sauvé des eaux", élevé comme un égyptien, devenu le meneur des hébreux après l'appel de Dieu.
Ici, nous n'avons plus Ramsès 2 comme ami de Moïse mais Toutmès. Moise et Tsippora ne sont pas mariés lorsqu'il a l'appel, il est d'ailleurs un jeune homme à ce moment là. Dans mes souvenirs ce n'était pas le cas. Par contre, ce que j'ai bien retrouvé dans le livre, c'est la mentalité des hommes. J'ai des images du film "les 10 commandements" où le peuple hébreu se déchire, est ravageur et ravagé par les tensions et les conflits.
On ressent bien le côté humain (dans ses plus grands défauts) lorsque myriam la soeur de Moïse, découvre que sa belle soeur est noire. Tsippora subit à nouveau le racisme et est considérée comme une étrangère qui n'a rien à faire avec eux car leur Dieu n'est pas le sien et ce n'est pas son combat. Ensuite, on a bien la violence des hommes pour prendre le pouvoir, pour mener. Et mes interrogations d'enfants sont revenues. Pourquoi Dieu a donné les moyens de tuer à Moïse pour libérer son peuple. La réponse à la violence est donc la violence? Pourquoi Dieu a voulu sauver ce peuple qui par la suite, n'a cherché qu'à se détruire, se détester? Ils se croivent purs et le peuple choisi par Dieu? Mais ils ne restent que des hommes. J'ai alors commencé à me dire : si c'est çà Dieu, alors non merci, pas pour moi.
Bien sur, il faut prendre le livre comme un bon roman et non pas comme une référence historique. L'écriture est toujours aussi plaisante. Je l'ai trouvé moins érotique que le tome 1 et ce n'en est que mieux. Il est plus tendre, sentimental et en même temps conflictuel. Tsippora et Moïse jouent beaucoup au chat et à la souris.
En tout cas, j'ai bien plus préféré ce tome que le premier et j'ai apprécié l'histoire de Tsippora. C'est une femme qui m'aurait plue.











L'avis de Bernie : Conduite en état livresque

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Rédigé par majanissa

Publié dans #historique

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