La griffe et la sang – François Larzem

Publié le 29 Octobre 2013

La griffe et la sang – François Larzem

Mina et sa mère sont tziganes. A la mort de son père, Dovrek, mère et fille prennent la route jusqu’en Transylvanie où Dvorek songeait à les amener. Elles font halte dans la vallée des Carpates où elles sont tolérées grâce à l’intervention d’un berger. Déjà au 18è siècle, les manouches sont vus d’un mauvais œil. Sorciers, voleurs d’enfants, on ne leur épargne aucune insulte, aucun sévice ni aucune humiliation comme la cape rouge que les villageois vont forcer Mina et sa mère à porter. La vie s’écoule cependant paisiblement malgré les tensions jusqu’aux premiers massacres. Pour Viorel, un mercenaire, il s’agit de l’œuvre de pillards ottomans. Sa présence est requise pour protéger le village. Il se rapproche de Mina et de sa mère afin de leur assurer également sa protection. Mais qui peut protéger Mina de ses rêves et de Vlad le seigneur sanguinaire à l’armure écarlate.

C’est mon premier livre de la collection Pandore des éditions Pré aux Clercs et je continuerai avec cette collection. Entre fantasy, romance, action, ce livre se destine à des ados à partir de 12 ans mais se laisse aussi parfaitement lire par un adulte. J’ai apprécié le personnage de Mina, elle m’est sympathique. Jeune, mature malgré une certaine naiveté, elle est forte et indépendante. J’ai peu accroché aux personnages de Viorel et de la mère de Mina que j’ai trouvé peu développés, peu mis en avant et qui auraient mérité d’être plus exploités, surtout le secret de Viorel qui aurait du avoir une plus forte utilité. Mais à part ça j’ai aimé ce voyage en Transylvanie à bord de la roulotte. C’est bien décrit, c’est bien écrit. Il y a le suspens, ce qu’il faut en action et violence, la romance et le côté fantasy que j’aurai aimé voir plus développé. J’ai trouvé le final un peu court à mon goût ou est ce que la révélation se fait trop tardivement même si très prévisible. Justement c’était si prévisible qu’il y avait moyen de dévoiler plus tôt que ça et de développer davantage les réactions de Mina puis d’étoffer l’action. Mais c’est une histoire malgré tout prenante dont on a envie de connaitre le dénouement. J’ai eu l’impression de voyager dans leur roulotte près du lac dans la vallée, apercevant la silhouette du berger et ses moutons, sentant la présence des loups à proximité. C’est sombre et on est entrainé dans cette atmosphère.

Un dernier point est l’introduction et l’adaptation très libre de contes pour enfants dans le récit. J’avoue que ça m’a sacrément déstabilisé. J’ai été suffisamment perturbée pour reprendre ma place de lectrice et non plus spectatrice. Ces clins d’œil n’ont pas vraiment leur place dans l’histoire mais bon ce n’est pas désagréable juste un peu délirant. C’est osé. Pourquoi pas ?

En bref, une bonne lecture.

Rédigé par Majanissa

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